Accueil1914-1918 > sommaire > Monthou-sur-Cher dans la Grande Guerre

MONTHOU-SUR-CHER DANS LA GRANDE GUERRE 

Dans le cadre des cérémonies du Centenaire de la Grande - Guerre, nous avons organisé, en coopération avec le Conseil Municipal de

Monthou - sur - Cher, une exposition dont le thème  était : «  Monthou - sur - Cher à ses poilus : SOUVENONS NOUS D’EUX ! ».

Notre démarche était de faire revivre, par le texte, la photo, des objets et les témoignages des Anciens,  le Monthou de l’époque. Mais aussi et surtout de sortir de l’anonymat les 59 montholiens morts sur les différents champs de batailles.

Nous avons également publié les cartes d'anciens combattants des soldats revenus de l’enfer.

Et pour chaque famille descendante, un dossier récapitulant la situation militaire de "leurs poilus", leur fut remis le 11 novembre devant le monument aux morts de Monthou. 

L’exposition s’est tenue sur 6 jours, du 8 au 13 novembre 2014.

Les deux classes de l'école de Monthou - Thésée ainsi que 400 personnes environ, de Monthou et des alentours, l’ont visité, se sont attardées devant chacun des 19 panneaux . Ce fut un grand moment de rassemblement des habitants de Monthou, marqués par l’émotion de ceux qui retrouvaient la photo de leur grand-père ou découvraient celle de leur arrière grand-père; des Anciens qui se sont remémorés « le Monthou » de l’après guerre.

Nous avons le sentiment d’avoir aidé, à ce que « ces poilus » retournent au village, le temps de l’exposition, pour dénoncer cette guerre que d’aucuns ont appelée la « grande boucherie impérialiste ».

Les pages qui suivent, reproduisent le contenu des panneaux de cette exposition.  


Titres de la Page :

Avis aux lecteurs

1er août 1914 la guerre est déclarée. C'est la mobilisation générale.

Sont morts pour la France :

            • En... 1914
            • En... 1915
            • En... 1916 
            • En... 1917 
            • En... 1918 
            • En... 1919

AVIS AUX LECTEURS.

 Les fiches qui concernent les poilus morts pour la France ont été élaborées à partir de plusieurs sources historiques :

1° - l'Appel aux Morts.

Nous avons travaillé à partir de "l'Appel aux Morts." Liste utilisée lors des cérémonies du 11 Novembre pour l'hommage aux morts de la guerre de 14-18.  Il s'agit de la liste municipale officielle. 

2° - les données informatisées du Ministère de La Défense. 

Le ministère de La Défense a constitué une base de données qui rassemble sur des fiches nominatives les données militaires des poilus recensés "Mort pour la France".

Cette fiche constitue en quelque sorte le label de l'appellation « Mort pour la France. »

Mais il faut savoir, qu'un nombre important de poilus n'ont pas été recensés, et notamment ceux décédés des suites de la guerre,  mais bien après l’armistice.

3°- les fascicules militaires.

Les fascicules militaires sont conservés par les Archives Départementales de Loir et Cher, pour les soldats qui dépendent du bureau du recrutement militaire de Blois.

Il s'agit donc des poilus nés dans le département ou domiciliés dans le département lors du recensement cantonal de leur classe.

Ces archives informatisées sont accessibles à tous.

4°- les archives municipales.

Les actes de l'état civil (naissances, décès, mariages), sont conservés à la mairie et aux Archives Départementales de Loir et Cher.

5° - Les journaux des marches et opérations des unités militaires (Jmo).

Nous avons consulté, les "journaux des marches et opérations des unités" (JMO), dans lesquels sont consignées les activités journalières de chaque unité, afin de déterminer, au mieux, les conditions dans lesquelles nos poilus ont trouvé la mort sur les champs de batailles.

Ces JMO sont conservés dans une base de données informatisées gérée par le Ministère de La Défense et intitulée "Mémoire  des Hommes".

Nous nous sommes efforcés de donner à l'élaboration de ces fiches, la plus grande rigueur historique possible. Toutefois des erreurs peuvent s'y trouver.

Enfin, nos poilus avaient plusieurs prénoms. Le prénom usuel ne correspondait pas toujours avec le prénom officiel utilisé par l'administration militaire.

Nous avons adopté le principe de n'utiliser que le prénom officiel. Le premier de l'état civil.

Dans ce domaine, aussi, des erreurs involontaires ont pu se glisser.




 Liens : http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Communes/Monthou-sur-Cher/n/Contenus/Articles/2014/11/19/Une-exposition-remarquable-2123115


1er AOUT 1914 : LA GUERRE EST DECLAREE. 

C'EST LA MOBILISATION GENERALE

LA LOI « DES 3 ANS »

Sous la pression de l’Etat Major, le Gouvernement Barthou, sous la Présidence de la République de Raymond Poincaré a fait voter le 19 Juillet 1913 la loi dite  « des 3 ans ». Elle fut promulguée le 7 août 1913.

La durée du Service Militaire était portée de 2 à 3 années.

Cette loi, a suscité de vives réactions et manifestations d’hostilités de la SFIO et de la CGT de l’époque. Des réunions publiques, des manifestations, ont été organisées dans tout le pays y compris dans les casernes.

Des meetings se sont tenus dans le Loir et Cher à Blois notamment.

Le Commissaire de police qui informe régulièrement le ministère de l’Intérieur sur l’état de l’opinion publique du département écrit dans un de ses rapports : « En résumé, les ouvriers comme les paysans s’attendent au rétablissement du service de 3 ans ……. » il indique que selon lui cette mesure ne soulèvera pas de grosses difficultés dans le département et de conclure  « Et s’il était possible, une fois le principe des 3 ans adopté, de réduire en fait la durée du service à 30 mois, la charge nouvelle paraitrait d’autant moins lourde qu’on s’attendait à ce qu’elle fut plus considérable encore, et je suis persuadé que l’opinion publique de mon département dans son immense majorité, l’accepterait avec satisfaction, en tout cas sans récriminations.» (ADLC)

Une manière très diplomatique, pour dire que la loi des 3 ans passe mal !

Le plus symbolique des meetings, fut celui du Pré Saint Gervais,  au cours duquel JAURES fit un discours resté célèbre devant 150 000 participants selon « l’Humanité » son journal, 75 000 selon « l’Homme Libre », le journal de CLEMENCEAU, fervent partisan de la loi des 3 ans.

La conséquence mécanique de cette loi fut de faire passer les effectifs de 550 000 à 700 00 en temps de paix.

Les effectifs de l’armée d’active furent portés à 810 000 hommes en juillet 14 et à 884 000 hommes le 1er août 1914.

LA GUERRE EST DECLAREE !

1 er Août 1914, à 16 h, le tocsin sonne au clocher de l’église. 

La guerre est déclarée.

C’est la Mobilisation Générale !

Ils quittent les champs, les vignes, l’atelier.

Chez eux, les hommes sortent leur livret militaire. Il contient toutes les précisions pour rejoindre leur régiment, le lieu du dépôt, le moyen pour s'y rendre. Tout est indiqué. 

LA MOBILISATION GENERALE

Le 1er Août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie.

Celle-ci est l’alliée de la France. La France est donc en guerre contre l’Allemagne.

Le 1 Août 1914, le Président de la République Française décrète la Mobilisation Générale. Le décret est publié au Journal Officiel du 2 août 1914.


« Art. 1er. La mobilisation des armées françaises de terre et de mer est ordonnée sur toute l'étendue du territoire français, de l'Algérie, dans les autres colonies et dans les pays de protectorat.


2. En France, en Corse, en Algérie et en Tunisie, la mobilisation sera portée à la connaissance des populations au moyen d'affiches qui seront immédiatement placardées sur la voie publique.

Tout Français soumis aux obligations militaires devra se conformer aux prescriptions contenues dans ces affiches, sous peine d'être puni avec toute la rigueur des lois. »

(N° 7410.- Décret prescrivant la mobilisation des armées de terre et de mer)

LES CLASSES SOUS LES DRAPEAUX

Une classe d’âge rassemble tous les jeunes hommes âgés de 20 ans et inscrits sur les tableaux de recrutement.

Ex : la classe 1911 réunit tous les jeunes hommes âgés de 20 ans en 1911.

Trois classes sont sous les drapeaux à la date du 1er août :

la classe 1911, appelée en octobre 1912, elle est libérable en octobre 1914,
la classe 1912, appelée en octobre 1913, elle est libérable en octobre 1915,
la classe 1913, appelée en novembre 1913.

Les classes 1911 et 1912 sont régies par la loi du 21 mars 1905, la durée du service militaire est fixée à 2 années.

La classe 1913 est régie par la loi du 7 août 1913, dite loi « des trois ans », la durée du service militaire est fixée à 3 années.

Cela représente un effectif d’environ 884 000 hommes.

Les jeunes hommes de ces trois classes constitueront l’armature de « l’armée active ». Ils se retrouveront très vite sur le front.

Proportionnellement, ils vont payer le plus lourd tribut à la guerre.

L' ARMEE D'ACTIVE , DE RESERVE...

En 1914, un jeune homme était d’active de 20 à 23 ans, il était versé dans la réserve jusqu’à 34 ans

Au delà de 34 ans et jusqu’à 48 ans, il était mobilisable dans la territoriale.

Au delà de 48 ans il était versé dans la réserve de la territoriale.

Armée d’active : Se dit des forces armées qui se trouvent sous les drapeaux en périodes de paix.

Armée de réserve : Est constituée de citoyens qui ont accompli leur service militaire, -réservistes- pour renforcer l’armée d’active.

Armée territoriale : Formation militaire composée des hommes âgés de 34 à 49 ans, considérés trop âgés et plus assez entrainés pour intégrer un régiment de première ligne d’active ou de réserve.

Reserve de territoriale : Formation composée des hommes âgés de plus de 49 ans.

LES APPELS ANTICIPES

Les classes 1914, 1915, 1916, 1917, 1918, furent appelées par anticipation avant la date prévue :

classe 14, date théorique d'appel sous les drapeaux, octobre 14, date effective,1/9/14

classe 15, date théorique d'appel sous les drapeaux, octobre 15, date effective, 15/1214

classe 16, date théorique d'appel sous les drapeaux, octobre 16, date effective, 8/04/15

classe 17, date théorique d'appel sous les drapeaux, octobre 17,  date effective, 7/01/16

classe 18, date théorique d'appel sous les drapeaux, octobre 18, date effective, 16/4/17

classe 19, date théorique d'appel sous les drapeaux, octobre 19, date effective 15/4/18

A partir de 1915, les mobilisés pouvaient avoir moins de 20 ans.

REVISIONS DES DECISIONS DES CONSEILS DE REVISION

Le prolongement du conflit, l’énormité des pertes humaines, les offensives à répétitions, nécessitaient toujours plus d’hommes. 

Tout au long du conflit le Gouvernement, le Président de la République, soit par décret soit par des lois, ont durci les conditions des ajournements, des réformes, et des exemptions.

Plusieurs milliers de jeunes hommes, ajournés, réformés, exemptés par les Conseils de Révisions sont passés à nouveau et quelques fois à plusieurs reprises devant ces mêmes conseils.

A chaque passage, des jeunes réformés, ajournés, exemptés ont été déclarés « bon pour le service armé » et envoyés au front.

LES ANIMAUX AUSSI

Plus de 610 000 chevaux et mulets seront réquisitionnés en août 1914.

Outre les réquisitions de chevaux intervenues, on relève aussi  un recensement en 1917 et 18 sur les " chevaux de luxe" dont le résultat devait être porté à l'information du commandant de la 5ème Armée. 

En 1916, avait eu lieu une enquête sur le nombre de chiens qui pouvaient être dressés comme "chiens de guerre".

NOMBRE DE MOBILISES

La France a mobilisé 8 317 000 hommes, soit 20% de la population de 1911, 40% de la population masculine, 62,7% des travailleurs valides.

Dans la 5eme Région militaire 235 155 hommes ont été mobilisés.

REJOINDRE LE DEPOT

Les moyens de transports :

En 1914, les moyens traditionnels de transports individuels sont la charrette attelée, le cheval, la marche. 

Toute-fois, le chemin de fer existe.

En août 1914, le département du Loir et Cher est bien mieux doté en voies ferrées qu’aujourd'hui !

Le plan Freycinet, réalisé de 1879 à 1914, avait pour objectif de désenclaver les régions reculées,  de relier par un réseau dense de voies ferrées les sous préfectures et nombre de chefs lieux de cantons aux préfectures, 8700 km de voies ferrées furent reconnues d'intérêt local. 

Deux compagnies se partageaient les 472 km de voies ferrées secondaires du département. 

La compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans :

Elle dispose 135 km de lignes.

Elle relie, notamment Blois-Vienne à Saint-Aignan par Contres. 

Cette voie de 38 km fut ouverte en 1899 et fermée en 1934. La ligne est exploitée par la Cie des tramways du Loir et Cher. 

La compagnie des tramways du Loir et Cher :

Elle dispose 337 km de voies pour  trains à vapeur. 

Une ligne de 31 km relie Blois - Vienne à Montrichard par Les Montils. Cette ligne fut ouverte en 1900 et fermée en 1934. 

D'autres lignes existaient  notamment en Sologne et dans le nord du département.

4 gares existaient dans la ville de Blois. 

Ces lignes de chemins de fer ont certainement permis aux hommes mobilisés le 1er août  d'être présents dans leur régiment le 2 ou le 3 août..

Les transports de troupes :

10 parcours de voies ferrées étaient dédiés au transport de un ou deux corps d'armées.

Ces parcours étaient organisés avec plusieurs gares de départ et d'arrivée. 

La ligne F concernait le 5e corps d'armée, avec comme départ les gares d'Orléans, de Melun et de Paris - Est, pour débarquer aux alentours de 

Bar-le-Duc et de Saint-Mihiel.

Il fallait :

1 train pour un bataillon  ( 47 wagons). 3 trains pour un régiment4 trains pour un régiment de cavalerie7 trains pour une brigade d’infanterie26 trains pour une division117 trains pour un CA



SONT MORTS POUR LA FRANCE :

 1914

LES BALLES

De nos ruches d’acier sortons à tire-d’aile

Abeilles le butin qui sanglant emmielle

Les doux rayons d’un jour qui toujours renouvelle

Provient de ce jardin exquis l’humanité

Aux fleurs d’intelligence à parfum de beauté

APPOLINAIRE

HUGUET Joseph, Florentin

Joseph est né le mardi 26 août 1890 à Monthou. Son père Joseph, Lucien, vigneron, 30 ans et sa mère Augustine Lepain, 27 ans, habitent « aux lieu et maison des Caves.»

Les cheveux châtains, les yeux bleus foncés, il n’était pas grand : 1,58 m . Il exerçait l’activité de cultivateur dans la commune de Montlouis en Indre et Loire.

Il n’avait pas fréquenté l’école.

Il est incorporé au 113e RI à Blois le 10 octobre 1911 (Classe 1910) et maintenu sous les drapeaux jusqu’au 8 Novembre 1913.

Sa vie civile fut de courte durée.

Mobilisé le 1er Août 1914, il rejoint le 113e le 3

Le 5 Août, le 113e quitte sa garnison de Blois.

Le premier train s’ébranle à 9 h 30, suivi de deux autres, toutes les trois heures, pour transporter le régiment à Sampigny dans la Meuse, puis il prend la route pour aller cantonner à Saint - Mihiel.

Du 6 au 11 Août, le 113e fait mouvement. Marches et cantonnements se succèdent, sous une chaleur accablante. 

Le 113e prend position à Mangiennes.

Dans la journée du 21 août, c’est le baptême du feu. 

L’artillerie allemande entre en action.

Ce jour là…,

Le 22 Août 1914, 5 h 30, alors qu’un épais brouillard recouvre forêts et vallées, rend impossible l’utilisation de l’artillerie, le 113e RI, sans visibilité, dans l’ignorance du terrain, ainsi que des positions ennemies,  s’élance à l’attaque, baïonnette au canon.

Les Allemands fortement retranchés depuis quelques jours, ouvrent un feu terrible de mitrailleuses : 1300 hommes du 113ème hommes furent fauchés.

  «  on trouvait les français couchés en ligne » dira un habitant de Signeulx(Sources, 22 Août 1914, le 113ea Signeulx, Enquete en Belgique par Hubert FILLAY. Edition E. Froger, Blois. Gallica.Bnf)

Joseph, était de ceux là.

Mort pour la France. Il avait 24 ans.

PICHON Théogène Alphonse

Théogène est né le jeudi 1er Mars 1888 à la Chambaudière. Son père Alphonse, 32 ans est vigneron, sa mère, 37 ans, Eugènie née Biet est couturière.

Comme son père, Théogène est vigneron. Il a connu l’école de Monthou. Il sait lire, écrire, compter.

Il a 20 ans en 1908. Visage ovale, cheveux noirs, yeux noirs, il est incorporé au 31e RI le 1er Octobre 1909, mais il est réformé temporaire par la commission spéciale de Melun le 11 Octobre1909,  pour « faiblesse ». Il ne pèse que 50 kg pour 1,60 m.

La commission de réforme de Blois le déclare apte le 23 Septembre 1910. Il est rappelé à l’activité militaire le 12 Octobre 1910 et arrive au 31e RI le même jour.

Après deux années, le 2eme classe Pichon est « renvoyé à la disponibilité » le 25 Septembre 1912.

La Mobilisation Générale le tire de la vigne. 

Il rejoint son corps le 3 août 1914. Le 7 août, le 1er Bataillon du 31e RI quitte Melun pour, avec l’ensemble du régiment, prendre sa place dans la 10eme DI du 5eme CA de la IIIe Armée, dans la région de Troyon dans la Meuse.

Le 14 août le régiment, avec le 5eme CA, se met en mouvement dans la direction du Nord-Est.

5h du matin, le 21 Août, le 31eme RI quitte Maucourt, direction Cons-la-Grandville, qu’il atteint à 7 h du soir après une marche de 45 kms sous une chaleur accablante.

Le 1er Bataillon doit encore marcher 4 kms pour cantonner à Cutry. L’ennemi y est signalé.

Ce jour là…,

22 Août 1914, au petit jour, les Allemands, appuyés par leur artillerie qui pilonne les villages de Cutry et Réhon, attaquent. Le bataillon résiste mais les pertes sont sévères.

Théogène est tué à l’ennemi.

Mort pour la France. Il avait 26 ans

II est présumé inhumé à Cutry. Dans le petit village de Cutry, 26 Français reposent dans un bois et 12 dans le cimetière communal.



La guerre et ce qui s'en suivit 

Les ombres se mêlaient et battaient la semelle

Un convoi se formait en gare à Verberie

Les plates-formes se chargeaient d'artillerie

On hissait les chevaux les sacs et les gamelles

Il y avait un lieutenant roux et frisé

Qui criait sans arrêt dans la nuit des ordures

On s'énerve toujours quand la manœuvre dure

Et qu'au-dessus de vous éclatent les fusées

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve

On glissera le long de la ligne de feu

Quelque part ça commence à n'être plus du jeu

Les bonshommes là-bas attendent la relève

Le train va s'en aller noir en direction

Du sud en traversant les campagnes désertes

Avec ses wagons de dormeurs la bouche ouverte

Et les songes épais des respirations

Il tournera pour éviter la capitale

Au matin pâle On le mettra sur une voie

De garage un convoi qui donne de la voix

Passe avec ses toits peints et ses croix d’hôpital

Et nous vers l'est à nouveau qui roulons Voyez

La cargaison de chair que notre marche entraîne

Vers le fade parfum qu'exhalent les gangrènes

Au long pourrissement des entonnoirs noyés

Et toi le tatoué l’ancien Légionnaire

Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

Roule au loin roule train des dernières lueurs

Les soldats assoupis que ta danse secoue

Laissent pencher leur front et fléchissent le cou

Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées

Fiancés de la terre et promis des douleurs

La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs

Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Tu n'en reviendras pas toi qui courais les filles

Jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu

Quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus

Tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu'un obus a coupé par le travers en deux

Vous étirez vos bras vous retrouvez le jour

Arrêt brusque et quelqu'un crie Au jus là-dedans

Vous bâillez Vous avez une bouche et des dents

Et le caporal chante Au pont de Minaucourt

Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit

Déjà vous n'êtes plus qu'un mot d'or sur nos places

Déjà le souvenir de vos amours s'efface

Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri

Dominos d'ossements que les jardiniers trient

Pelouses vertes à l'entour des sépultures

Sous les pierres d'Arras fils d'une autre patrie

Dont les noms sont tracés d'une grosse écriture

Blanc sur blanc les voilà nos hôtes désormais

Où la mort a fixé leur villégiature

La Manche pleure entre eux et ceux qui les aimaient

Mon oncle d'Angleterre est là dans cette foule

Entend-il comme nous le rossignol en mai

Lorette que l'odeur d'Afrique gorge et saoule

Cimetière en plein ciel pâle aux Sénégalais

L'oubli comme un burnous aux Marocains s’enroule

Les sables ont couvert les larmes et les plaies

Les lamentations ont cessé dans la brume

Il n'est pas de palmiers dans le Pas-de-Calais

Ces hauteurs d'un vin noir encore au matin fument

Le vent foule à leur toit les raisins vendangés

Et ses dansants pieds nus de leur sang se parfument


Demeurez dispersés dans nos champs saccagés

Vous gisants que des croix blanches perpétuèrent

Et vous à Douaumont engrangés et rangés

L'ordre est mis à jamais dans les grands ossuaires

Spectres de mon pays reposez reposez

Laissez sur vous tomber la dalle et le suaire

Ne faites plus chez nous ce bruit du cœur brisé

Ne revendiquez plus au foyer votre place

Et ne gémissez plus le soir à la croisée

N'arrêtez plus les enfants qui s'en vont en classe

Les pauvres survivants ont le droit d'être heureux

Ne les réveillez pas de vos bouches de glace

Ne venez pas troubler le pas des amoureux

Laissez l'oiseau chanter laissez l'ombre être douce

Laissez les jeunes gens s'en aller deux par deux

Que la tombe s'apaise et se couvre de mousses

Que la terre mouillée en étouffe les bruits

Voyez l'herbe se lève et le taillis repousse

Les myrtes ont des rieurs les cyprès ont des fruits

Bonheur ô braconnier tends tes pièges de toile

Les cyprès ont des fruits qui démentent la nuit

Les myrtes ont des fleurs qui parlent des étoiles

Et c'est de mes douleurs qu'est fait le jour qui vient

Plus profonde est la mer et plus blanche est la voile

Et plus le mal amer plus merveilleux le bien

Je me souviens

Le Roman Inachevé


CÔME Eugène Arséne

Eugène est né le  Mercredi 30 Avril 1890 au moulin du Gué. Son père Pierre, âgé de 38 ans, est meunier; sa mère, née Durruisseau Monique est âgée de 28 ans.

Les cheveux châtain moyen, les yeux de couleur orangée, il mesure 1,54 m.

Lorsqu’il est mobilisé le 1er Août 1914, Eugène est déjà un soldat aguerri. 

De la classe 1911, il avait été libéré le 8 novembre 1913, après avoir effectué son service militaire, d’abord dans un régiment d’infanterie d’octobre 1911 au 5 septembre 1912, puis au 2eme Zouave avec lequel il effectue deux campagnes, l’Algérie du 5 septembre 1912 au 14 décembre 1912, puis le Maroc du 15 décembre 1912 au 7 décembre 1913.

Le 3 août 1914, il rejoint le 21e RIC à Paris, commandé par le Colonel Aubé.

Ce régiment est intégré au Corps d’Armée Colonial, et à la 5eme Brigade Coloniale non divisionnée.

Les Régiments coloniaux sont considérés comme des régiment d’élites.

Les trois bataillons du 21e RIC quittent Paris par le chemin de fer pour Mussey.

Du 9 au 17 août, le 21e RIC cantonnera dans plusieurs lieux différents.

Le 21 Août, il est à Thonne le Thil

Le 22 Août,  il participe au combat de Neufchateau, 942 hommes de troupes et 26 officiers du 21e RIC y seront tués, blessés ou portés disparus.

Tout au long de la retraite commencée sous Neufchateau et qui conduira le 21e RIC  dans la Marne, 1977 hommes du régiment sont mis hors de combat.

Le 6 Septembre 1914, commence la 1ere bataille de la Marne. 

Ce jour là… , 

le Caporal Côme Eugène, tombe aux combats des journées d’Ecriénnes

Avec lui, 881 de ses compagnons.

Mort pour la France. Il avait 24 ans.


Sépulture : Dans le cimetière de Monthou. La pierre tombale du caveau, porte gravés, les prénoms des 2 frères. 

CÔME Marcel, son frère. Né le 10/10/85, tué le 28/09/1915. Mort pour la France.


BEAUDOIN MARCEL

Il est né le Vendredi 28 mars 1890 à Monthou sur Cher, fils de Blaise et de Sophronie Delaunay. Marcel est  allé  à l’école, il sait lire, écrire et compter.

Il est laboureur.

Visage osseux, cheveux et sourcils châtains, yeux vert. Marcel est grand, 1m 73.

En 1911 (Classe 1910) il est incorporé au 46e RI.

Le 12 Mars 1913, il est affecté soldat-ordonnance au 19 escadron du train par décision du général commandant l’Artillerie et la place des Forts de Paris.

Pour Marcel, aussi, la vie civile à Monthou est de courte durée. Mis à la disponibilité le 8 novembre 1913, il est mobilisé le 1er Août 14 et rejoint le 113e RI à Blois le 3 Août.

Marcel et Joseph (Huguet) se connaissent. Ils « sont de la classe », de Monthou,  peut être ont ils pris le même train, à « Thézée », pour se rendre à Blois, puis au 113e. 

Avec Joseph, Marcel suivra le même parcours, le barda sur dos, le Lebel à la bretelle.

Ils connaîtront l’horreur des mêmes combats, de la mort de masse. De celui de Signeulx, Marcel en réchappe, comme de tous les autres, qui jalonnent la retraite du 113e, (992 hommes sont mis hors de combat du 24 août au 8 septembre.)

Jusqu’au 9 septembre.

Ce jour là…,

au matin, des troupes ennemies sont signalées à Villotte.

8 heures, les premiers échanges de coups de feu. 

9 h 45, fusillades d’infanterie, de mitrailleuses et d’artillerie ennemies très violentes, le 113e évacue les lisières du bois, le feu durera jusque à 13 h 45, et les pertes sont « sévères ».

Le Colonel reçoit l’ordre d’évacuer le terrain pour permettre à l’artillerie française « d’écraser » le bois. Les poilus du 113e se replient sur un terrain à découvert, les pertes sont « sensibles ». Le 113e occupe la croupe Nord -Est de Louppy - le- Petit.  

La 10e DI se replie, le 113e aussi.

Ce jour là, 9 septembre 14, on  compte 140 blessés et 49 tués, dont Marcel. 

Mort pour la France. Il avait 24 ans.

BEAUDOIN Alphonse, son frère,Né le : 11/10/1884.Tué le : 15/101916.

Mort pour la France



LE 113e RI À SIGNEULX

Le 113e fait partie de la 18e brigade, 9e Division, 5e corps d'armée, lequel entre dans la composition de la III e Armée, qui va être chargée de l'offensive contre les allemands qui entrent en Belgique, en application du Plan XVII.(Carte ci-contre)

Du 9 au 21 Août, les régiments qui composent le 5e CA, marchent pour rejoindre la ligne de front qui leur est assignée dans le cadre du positionnement de la IIIe Armée Française.

Les marches, quasi journalières, sont longues. Elles débutent au petit matin, voire en pleine nuit, 20, 25, 30, 40, 42 kms par jour, avec le "Barda" sur le dos, le Lebel à la bretelle, sous la chaleur accablante du mois d'août, sur des routes encombrées par des troupes retardées par des transmissions défaillantes. Quelque fois le ravitaillement est mal assuré, voire pas assuré. 

La fatigue est immense, les pieds, les corps sont meurtris, les hommes épuisés. 

Le 21 août, 5 heures du matin, le 5e CA reçoit l'ordre du départ. Il doit rejoindre la ligne de front.  Il part avec du retard et arrive à Longuyon à 13h. Longwy est sous le tir de l'artillerie Allemande. 

Les avants-postes du 5e CA qui progressaient sans le moindre contact avec l'ennemi sont attaqués alors qu'ils allaient cantonner .

La riposte et la défense aggrave la fatigue des hommes, retarde la prise de cantonnement et rend impossible le ravitaillement. 

A 17 h le Capitaine du 3ème bataillon du 113e, avait fait connaître qu'une section de la 9e compagnie était arrêtée sur Baranzy par une compagnie Allemande. 

La 10e Cie avait signalé de l'infanterie allemande en force dans des tranchées. 

18 h l'artillerie allemande entre en action

Toute la nuit du 21 au 22 août est secouée par une fusillade "qui n'a pour effet que d'épuiser les munitions »

Journée du 22 août…

Pour se porter dans la zone qui leur ont été assignée par l'ordre d'opération, les régiments du 5e CA doivent traverser une zone boisée,"que l'on sait avoir été organisé défensivement "

La 9ème Division attaquera par la gauche, la 10e par la droite, le 82e RI reste en réserve.

5 heure du matin, l’heure de l'attaque. 

Le 113e est prêt à 5h30. 

Un brouillard épais recouvre la forêt et la vallée. 

Le 113e est positionné à la gauche du 131e.

L'attaque est lancée à 6 h. 

" L'attaque s'avance en position trop serrée. Elle tombe subitement sous le feu d'une infanterie abritée et retranchée." " les unités se heurtent de suite aux positions allemandes. Le Régiment (le 113e) se porte énergiquement à l'attaque. Après avoir fait par 2 fois l'assaut des 1ere tranchées, il se voit contraint de se replier vers la sortie Nord-Nord-Est de Signeulx ".


 " L'infanterie de la 9ème Division ne tarde pas à manquer de munitions, le mauvais état du chemin qui va de St Pancré à Ville Houdlemont, encombré par des trains de combats, des trains régimentaires, une ambulance ne permet pas le passages des caissons de munitions d'infanterie ". 

La 10e Division éprouve aussi de grosse difficultés. 

Le brouillard se dissipe, l'artillerie françaises est à nue. Elle est pilonnée et perd 2 bataillons.

Les pertes du 113e sont énormes 1300 hommes sont tués.

Le Colonel est blessé, les 3 Chefs de Bataillons, les 3/4 des Capitaines, tués, blessés ou disparus.

Vers 8 h, la 9ème Division dans son ensemble se replie. La retraite se fait dans le brouillard et le désordre.

Aujourd'hui, Signeulx est un village de la commune Belge de Musson situé en Région Wallone dans la province de Luxembourg

Le cimetière français de Signeulx, semble désaffecté. On ignore ou les corps ont été transportés, peut être à Baranzy ou dans une nécropole en France.




Sources :

 -  Les Jmo du 113e, du 5e CA, de la 9e Division, Mémoire des Hommes, Ministère de la Défense.

 -  22 Août 1914, le 113e A Signeulx. Enquête en Belgique par Hubert Fillay. E Froger, éditeur. Blois

 - Combat du Grand-Bailly/Ouvrage manuscrit rédigé, enluminé à la gouache et relié par Marcel  Roche. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.



CONSTANT RENE

René est né à Neung sur Beuvron le Vendredi 4 mars 1883.

Ses parents Silvain et Marie Fleurie sont décédés. Il est un enfant assisté du Loir et Cher et son domicile légal est à St Romain.

Le 22 Janvier 1910, il est domicilié à Monthou, peut être suite à son mariage avec Fernande Anastasie Girault.  Dans notre commune, il exerce l’activité de vigneron.

Cheveux châtains, yeux bleus, 1,57 m, il sait lire écrire et compter.

Son «parcours» militaire est chaotique.

De la classe 1903, René est ajourné en 1904, pour « faiblesse », déclaré « Bon » en 1905 et incorporé au 60e RI le 8 Octobre1905, mais il est versé dans la « disponibilité » le 18 Septembre 1906 pour cause de dispense. Il a un frère au Service Militaire.

Il est placé dans la réserve le 1 Novembre 1907, accomplit 2 périodes d’exercices en 1908 et 1912. Il est déclaré soutien de famille la même année.

Néanmoins, René est mobilisé le 1er août 1914 et rejoint son corps d’affectation, le 113e RI, le 11 Août 1914.

Du 23 août au 1er septembre, le 113e est en retraite. 

Le parcours est très meurtrier. Contre attaques, coups de mains, reculs, se succèdent.

Le 27 août, 1000 hommes et 5 officiers arrivent en renfort au 113e. Il est reconstitué en partie.

Le 6 septembre, il attaque l'ennemi dans le bois des Argonnelles au N-o deVillotte- devant - Louppy

7 et 9 septembre dures actions d'infanterie et d’artillerie. La bataille de la Marne a commencé. 

Le 11 septembre, l'ennemi est en retraite, sous une pluie diluvienne la poursuite s’organise.

Ce jour là…,

Le 21 SeptembreMontblainville, Côte 263, René est tué au cours d’une action visant à récupérer du matériel d’artillerie abandonné par les Français. 

Une fois de plus le bilan de cette journée est lourd : 15 tués, 268 disparus, 103 blessés, soit 386 hommes hors de combat

Mort pour la France. Il avait 31 ans


HERBELIN Damoclès

Damoclès est  au lieu dit les « Quatre Pierres » à Monthou, le Mercredi 14 Avril 1885 à 10 heures.

Son père, Edouard, 23 ans est vigneron, sa mère née Gaudin Marie Désirée est femme de maison.

Le 8 octobre 1905, (Classe 1905). Il est incorporé au 2eme Zouave à Sathonay. Le 27 septembre 1908 il est versé dans la disponibilité. Il accomplira 2 périodes d’exercices en 1911 et 1913. Entre temps, il épouse Breton Marie Hélène , le 29 juin 1916 à Monthou.

Il est mobilisé en Août 14, et rejoint le 41e RIC à Yvry sur Seine. Le 6 août, c’est le départ de Paris pour la gare de triage de Bricon en Meurthe et Moselle.

En août 14, il participa à la bataille des frontières dans le secteur de Morhange, puis à la retraite et à l’offensive de la Marne. 

Le régiment est durement éprouvé.

Le 19 septembre, il embarque à Brisey-la-Côte pour rejoindre le secteur de la Somme, après de nombreuses marches et cantonnements il est au sud de Maricourt.

Damocles est tué à l’ennemi le 27 septembre.

Ce jour là…,

« La 15e Cie sous les ordres du capitaine Marseille reçoit l’ordre de quitter la lisière au sud du village Maricourt et d’occuper le chemin qui partant du Calvaire à 500 m à l’Est de Maricourt aboutit au moulin de Fargny. Arrivée au chemin indiqué, la 15e Compagnie est prise de flanc par des feux de mitrailleuses, de front par l’artillerie et aussi des feux d’infanterie, elle subit des pertes considérables.»

Mort pour la France. Il avait 29 ans.

GANDON Achille, Adrien

Achille est né au Peu, le Lundi 29 mai 1911, de l’union d’Adrien, 32 ans vigneron et de Ernestine Pauline Sinson, 26 ans.

Il fréquente l’école de Monthou, sait lire, écrire, compter.

Il exerce la profession de maçon.

Lorsque la guerre est déclarée Gandon Achille, 1,67 m, cheveux châtains foncés, yeux gris, est sous les drapeaux au 7e RIC, depuis le 8 octobre 1912 (Classe 1911).

Sous le commandement du Colonel Mazillier, le 7e RIC part en campagne le 7 août 1914. Le 2eme classe, Achille, fait partie de la 6e Cie du 2e Bataillon commandée par le Capitaine Ranc.

Le Bataillon de Gandon, embarque à la gare de la Bastide, à Bordeaux le 8 août à 3 h 27, le 9 il débarque à Revigny sur Ornain

A partir de ce jour, jusqu'au 21 août, les marches, les cantonnements se succèdent sous une chaleur torride. 

Le 21 août, la frontière Belge est proche. 

Le 22, les cavaliers ennemis ont pénétré le bois de Neufchateau.

10 heures : le combat est engagé. L'ennemi a occupé Tintigny..

Le colonel du 7e RIC reçoit l'ordre de l'en déloger.

Le combat qui s'en suivra entrera dans l'histoire des "marsouins" sous le nom des combats de Saint - Vincent un petit village proche des bois de Neufchateau.

Les pertes sont lourdes : le 7e RIC a perdu 1500 hommes et 38 officiers.

Achille malade est évacué sur l'hôpital de campagne de Troyes, le 1er septembre 1914.

Il y meurt le 1er Octobre 1914, de suites de maladie contractée pendant le service. 

Mort pour la France. Il avait 23 ans. 

Sépulture : Nécropole Nationale « LA FERME DE SUIPPES » Carré de la tombe individuelle 14/18 Troyes N° 263.

BEAUVAIS Léon Armand.

Léon est né le mercredi 18 Septembre 1889 aux lieux et maison de « Mal à propos ».

Son père Léon, Albert, Henri âgé de 26 ans, était vigneron, sa mère Armance, Clémentine née Habert avait 25 ans à la naissance du petit Léon,.

De la classe 1909, il effectue son service militaire au 82e RI du 6 Octobre 1910 au 25 Décembre 1912. Il sera nommé « Clairon » le 5 Octobre 1911.

Rappelé à l’activité militaire le 1er août 1914, il rejoint son corps le 3 Août 1914.

1,55 m, cheveux et sourcils châtains, il sait lire, écrire, compter.

Il sera tué le 3 Octobre 1914 à la Haute Chevauchée en Argonne.

Ce jour là….,

ressemble aux précédents.

Français et Allemands se tiennent vis à vis.

A la côte 285, 200, 250 m environ les séparent.

L’engagement était violent, il durait depuis 3 jours et 3 nuits, jusqu’à l’arrivée des renforts.

Bilan : 38 tués, 60 blessés, 10 disparus.

Mort pour la France. Léon avait 25 ans

BEAUVAIS Léon Armand.

Léon est né le mercredi 18 Septembre 1889 aux lieux et maison de « Mal à propos ».

Son père Léon, Albert, Henri âgé de 26 ans, était vigneron, sa mère Armance, Clémentine née Habert avait 25 ans à la naissance du petit Léon,.

De la classe 1909, il effectue son service militaire au 82e RI du 6 Octobre 1910 au 25 Décembre 1912. Il sera nommé « Clairon » le 5 Octobre 1911.

Rappelé à l’activité militaire le 1er août 1914, il rejoint son corps le 3 Août 1914.

1,55 m, cheveux et sourcils châtains, il sait lire, écrire, compter.

Il sera tué le 3 Octobre 1914 à la Haute Chevauchée en Argonne.

Ce jour là….,

ressemble aux précédents.

Français et Allemands se tiennent vis à vis.

A la côte 285, 200, 250 m environ les séparent.

L’engagement était violent, il durait depuis 3 jours et 3 nuits, jusqu’à l’arrivée des renforts.

Bilan : 38 tués, 60 blessés, 10 disparus.

Mort pour la France. Léon avait 25 ans


PLASSARD Jules René

Jules, le sabotier de Monthou, fils et petit fils de sabotiers.

Jules est né le Jeudi 12 novembre 1885 à 10 heures du soir. Son père, Louis, sabotier âgé de 27 ans et sa mère Marie Louise Clais âgée de 28 ans habitent le Bourg de Monthou.

Les cheveux châtains, les yeux bleus, 1,54 m, Jules a préféré la taille des sabots à l'école. Il ne sait ni lire ni écrire.

Le 8 octobre 1906 (classe 1905), il est incorporé au 2e Bataillon de chasseurs à pieds. Renvoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1908, il est mobilisé le 1 er Août 14. 

Le 4, il arrive au 113 eme RI à Blois.

Avec, Joseph, Marcel, René, Ambroise, il vit le même enfer.

Il est tué le 28 octobre 1914.

Ce jour là…,

 La veille et l'avant veille avaient été des journées meurtrières, 110 hommes mis hors de combat, "le 28 Octobre la 9e Div doit attaquer sur tout le front. La 18e Brigade devait  attaquer sur la Haute-Chevauchée ayant pour objectif le Chemin de Varennes à Four de Paris..

A l'heure fixée (15 h) l'attaque se déclenche.  Dès les premiers bonds en avant les « fractions » sont arrêtées par de violentes fusillades partant des tranchées allemandes.... Les 8e, 9e et 12e Compagnies, ne peuvent progresser, elles sont arrêtées par des feux extrêmement violents de mousqueterie avec mitrailleuses.

Pertes assez sensibles pendant la journée. »

13 tués, 28 blessés, 34 disparus pour le seul 113e.

Jules est parmi eux.

Mort pour la France. Il avait 29 ans..

BERTHELIN Ambroise Narcisse

Ambroise est né à 8 heures du soir, le  Samedi 14 mai 1881.

Son père, Narcisse, Auguste, est un vigneron de 35 ans, sa mère Templier Eugènie, 26 ans.

Il remplit ses obligations militaires au 131e RI, du 15 Novembre 1902 (Classe 1901) au 23 Septembre 1905.

Réserviste en 1905, il est rappelé le 1er août 1914. 

Il rejoint le 113e RI le 11 Août 14.

Ambroise est tué le 30 Octobre.

Ce jour là…,

Le 30 Octobre 1914, dans la Forêt d’Argonne rien de particulier à signaler.

Les « Poilus », jours et nuits, harcèlent à coups de fusils, les tranchées des « Boches », et inversement.

Elles sont proches, les tranchées, 30 à 150 m l’une de l’autre.

« Le 113e continue sa mission.»

Et compte ses morts.

Ambroise est de ceux là.

Mort pour la France. il avait 33 ans.

Sépulture : Nécropole Nationale     « St Thomas en Argonne. »

Tombe individuelle N° 4473.


BESCHON Georges Florentin.

Georges exerce la profession de carrier. 

Les yeux bleus, les cheveux noirs, 1,63 m, il a fréquenté l’école de Monthou.

Georges est né le jeudi 23 Avril 1891. Son père Silvain, Louis, 30 an est vigneron. Sa mère née Bordier Marie Louise, est âgée de 28 ans. 

Il habitent au lieu dit l’Arche Macé.

Georges a 20 ans en 1911, il est incorporé le 8 octobre 1912 au 153e RI.

En application de la loi des 3 ans il partira directement pour le front.

Il est tué le 9 Novembre 1914

Ce jour là…,

à 1 h du matin, son régiment quitte Elverdinghe pour se rendre à Kemmel

5 heures de marche, et puis repos.

9 h du matin,  2 bataillons sont dirigés sur l’ennemi. 

Sous un feu violent d’artillerie  et de mousquetterie, les 2 bataillons arrivent à 12 h dans la tranchée, à 800 m des positions ennemies.

Georges est mort lors de ce combat avec 286 de ses compagnons.

Mort pour la France. Il avait 23 ans.


BESCHON Georges Florentin.

Georges exerce la profession de carrier. 

Les yeux bleus, les cheveux noirs, 1,63 m, il a fréquenté l’école de Monthou.

Georges est né le jeudi 23 Avril 1891. Son père Silvain, Louis, 30 an est vigneron. Sa mère née Bordier Marie Louise, est âgée de 28 ans. 

Il habitent au lieu dit l’Arche Macé.

Georges a 20 ans en 1911, il est incorporé le 8 octobre 1912 au 153e RI.

En application de la loi des 3 ans il partira directement pour le front.

Il est tué le 9 Novembre 1914

Ce jour là…,

à 1 h du matin, son régiment quitte Elverdinghe pour se rendre à Kemmel

5 heures de marche, et puis repos.

9 h du matin,  2 bataillons sont dirigés sur l’ennemi. 

Sous un feu violent d’artillerie  et de mousquetterie, les 2 bataillons arrivent à 12 h dans la tranchée, à 800 m des positions ennemies.

Georges est mort lors de ce combat avec 286 de ses compagnons.

Mort pour la France. Il avait 23 ans.

BEAUVAIS Sulpice

Sulpice est né aux « Caves » le 19 Janvier 1884, de l'union de Pierre, Michel, tailleur, 48 ans et de Clémentine Guignard, 30 ans, sa mère. 

Sulpice est allé à l’école de Monthou et exerce la profession de vigneron.

Ajourné en 1905 (Classe1904) pour « faiblesses». Il est fait « Bon » en 1906, et incorporé au 118e Régiment de Ligne. Libéré le 1 mars 1908, il passe dans la réserve de l’armée active le 1er octobre de la même année.

Le 17 Janvier 1910, il épouse à Monthou sur Cher, Joséphine Cuvelier.

Le 4 août 1914, il est rappelé au 313e RI

Le 9 Août 1914, à 2 heures 19, il quitte Blois par chemin de fer, pour 

Saint - Mihiel.

Il participera aux différentes batailles des frontières avec le 5e CA.

Suite aux lourdes pertes subies par le régiment, fin septembre, 1000 hommes du 35 RIT sont incorporés au 313e.

Avec le 5e CA, il participera à la retraite de l'armée française jusqu'au début de la première bataille de la Marne.

Le 8 décembre 1914 il est mortellement blessé.

Ce jour là…,

l’ordre est d’enlever le village de Vauquois. Des bataillons du 313e et du 113e participent à cette opération. 

A 12 heures, l’attaque est déclenchée.

Les soldats français, sont accueillis par des tirs intenses d’artillerie et de mitrailleuses.

Les pertes s’élèvent à 3 officiers et 150 hommes hors de combat.

Sulpice, blessé au ventre, décédera d’une hémorragie abdominale à l’ambulance  n°4.

Mort pour la France. Il avait 30 ans.

BRETON Amédée Eugène

Amédée est né, le mercredi 17 octobre 1888, de l’union de Eugène Valentin, 25 ans, vigneron, et de Dangé Joséphine Eugènie.

Ils habitaient aux Bois Berniers.

C’était un « rouquin » aux yeux gris, (1,61 m), vigneron comme son père. Il sait lire, écrire, compter.

Incorporé au 82 e RI, le 6 Septembre 1909 (Classe 1908) pour y faire son service militaire, il est rendu à la vie civile le 21 septembre 1911.

Il est rappelé en août 1914, et rejoint le 82e RI le 3 Août 14.

Le 5 août, le 1er Bataillon auquel appartient la 3ème Compagnie d’Amédée, embarque à la gare de Montargis pour se rendre à Lerouville - St Mihiel, lieu de concentration du 5eme CA. 

Il fera partie de l’offensive contre les armées allemandes en marche sur la Belgique, et de la retraite qui s’en suivit, ainsi que de la première offensive de la Marne.

Le régiment subit de lourdes pertes, 1600 hommes, le 6 Septembre. Le 16/17 septembre, il ne compte plus que 600 à 700 hommes et 5 officiers. 

Lorsque la guerre des tranchées commence, « il occupe le terrain sous Vauquois, tenu par les « Boches ». La période que fera le régiment sur ce terrain, avec une partie en première ligne devant Vauquois et une autre partie en réserve dans la forêt de Hesse, sera particulièrement dure ; d’abord en raison de l’hiver précoce et très rigoureux (il gèle jusqu’à 15° au-dessous de zéro), ensuite, par la précarité des tranchées et des abris inexistants ; enfin, à cause des différentes attaques partielles que le commandement demandera au régiment pour faire montre d’activité et gêner l’installation de l’ennemi sur Vauquois.  Nous verrons l’apparition des premiers pieds gelés, (baptisés plus tard pieds de tranchées) qui furent très nombreux. Nous aurons quelques pertes par le feu au cours de l’attaque de Vauquois des 8 et 9 décembre, à laquelle prit part le 1er bataillon seul….. ».

Amédée est blessé, peut être, au cours d'un des derniers affrontements

Il décède, suites à ses blessures, le 19 Décembre 1914, à l’ambulance n°6 Les Islettes dans la Meuse.

Mort pour la France. Il avait 26 ans.

Sépulture : Nécropole Nationale Les Islettes, Tombe n° 143.


1915


SAMSON André

André est né le Vendredi 30 Novembre 1888 à Thenay, de l'union de Léon, 26 ans, vigneron  et de Marie Louise Riollet, âgée de 25 ans. 

Cheveux châtains, yeux gris, 1,79 m, André sait lire, écrire et compter.

André est incorporé le 6 Octobre 1909 (classe 1908) au 82e RI. « Envoyé » dans la disponibilité le 24 septembre 1911, il est mobilisé en Août 14, il arrive au corps le 3 août  1914.

Avec son régiment, André sera de tous les combats que livre le 5e CA, depuis la batailles des frontières, la retraite de l’armée française, jusqu’au début de la première bataille de la Marne.

André est grièvement blessé lors de l’un de ces combats.

Il décède le 3 janvier 1915 à l'hôpital de Dijon, des suites de ses blessures.

"Soldat courageux et dévoué. Blessé grièvement à son poste de combat. Mort des suites de ses blessures le 3 janvier 1915 ». 

 


Médaille militaire.

Croix de Guerre, étoile de Bronze. 

Mort pour la France. Il avait 27 ans.  


SAMSON Alphonse

Son frère.

Né le : 2 Août 1890

Tué le : 8 Janvier 1915

Mort pour la France

Samson André, son frère

Né le : 30 novembre 1888.

Mort le : 3 janvier 1915.

Mort pour la France.


SAMSON Alphonse

Alphonse est né le Samedi 2 Août 1890 à Thenay, de l’union de Léon, 28 ans, vigneron et de Riollet Marie Louise, âgée de 26 ans.

Il a les cheveux châtains et les yeux bleus, 1,70 m. Il est " allé" à l'école, il sait lire, écrire, compter. 

Alphonse est incorporé le 7 Octobre 1911 au 46e RI (Classe 1910). 

Il est libéré le 8 Novembre 1913.

Et rappelé à l’activité militaire le 4 Août 1914.

Le 8 Janvier 1915, Alphonse est tué au Ravin des Meurissons en Argonne.

Ce jour là…,

« 8 heures, canonnade allemande de gros obus. »

Les allemands se portent à l’assaut, ils percent sur le front de deux compagnies, dont la 8e du 46e. 9 h 15, les allemands arrivent dans le ravin des Meurissons.

Les Garibaldiens arrivent en renforts des troupes françaises.

Les combats sont durs.

« A la fin de la journée le 46e est réduit à la 11e compagnie et à quelques éléments épars qui portent le total de l’effectif prenant part à l’action à 136 hommes. » (JMO)

Mort pour la France. Il avait 25 ans. 

CHANTEREAU Édouard

Édouard est né à Lassay en Loir et Cher le 26 Avril 1888.

Son père, 44 ans, est journalier, sa mère Hortense Germain, 40 ans, ménagère. 

Il est incorporé au 31e RI le 7 octobre 1909, nommé "Soldat de 1er classe" le 23 septembre 1911, envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911. 

Le 2 novembre 1911, il épouse à Monthou sur Cher, Blanche Marie Huguet. 

Mobilisé en août 14, Edouard, arrive au corps le 3 août, passe au 342e, 5e Bataillon, 19ème Compagnie. Le 10 Août, le 342e quitte Mende, il arrive à Mirecourt le 12. 

Puis ce furent les combats en Lorraine, la retraite de Morhange - 2 jours et 2 nuits de marche sans arrêt -. Puis ce fut « la Mortagne », puis les combats de la Woëvre, puis Ypres.

« La Noël se passe à la Clytte en joyeuses fraternisations avec Anglais et Belges, puis le 342e occupe de nouveau Saint-Éloi et, le 28 décembre, prend enfin le secteur de Laukof,au nord du canal d'Ypres à Commines. Là, nos tranchées sont par endroits à quinze mètres de celles de l'ennemi ; il y a même un boyau international qui a environ 80 centimètres d'eau dans lequel flottent des cadavres. Pour aller en première ligne, il y a deux chemins : le boyau de l'eau, au nord va à la compagnie de gauche ; pendant 250 mètres, il faut marcher dans l'eau jusqu'aux genoux, et plus d'un vieux de quarante ans pleurera comme un gosse, en poussant les glaçons lors d'une relève ; les malins se déchaussent pour ne pas mouiller leurs souliers. Au sud, le boyau de la boue enlise souvent les relèves ou les corvées de la compagnie de droite ; c'est une terre gluante où l'on entre jusqu'à mi-jambe et d'où, très souvent, l'on n'arrive pas seul à se tirer ; mais les balles écrêtent sans cesse les parapets et il faut bien passer par là. » (Historique du 342eRI. Mende.)

Ces jours là…,

Au cours de l’un de ces combat, Edouard fut grièvement blessé. 

Evacué, Edouard décède le 20 janvier 1915, à l'hôpital temporaire de Poperinghe en Belgique. 

Ce furent des combats meurtriers.

De novembre 1914 à février 1915, sur le territoire Belge, le Régiment avait reçu 1.867 hommes de renfort.

Mort pour la France. Il avait 27 ans..

SAMIN Arthur

Arthur, est né à Thenay, le  Vendredi 21 décembre 1894. 

Fils de Eugène, 39 ans, journalier et de Coffrant Pauline.

Cheveux châtains, yeux bleus, 1m69, sait lire, écrire, compter et exerce le métier de cultivateur.

Il habite à Monthou sur Cher.

Arthur est incorporé en septembre 14 au 89e RI. Il est de la classe 1914. 

Il arrive au corps le 5 septembre 14. 

Arthur décède le 2 mars 1915  des suites de ses blessures contractées  aux combats de Vauquois.

Ce jour là…,

Le régiment avait été durement touché pendant les 3 journées de l'attaque de Vauquois, 23 officiers et 876 hommes de troupes, tués, blessés, disparus.

Le 2 mars " vers 7 heures, un violent bombardement ... cause des pertes sanglantes".  (JMO)

Arthur est touché.

Mort pour la France. Il avait 21 ans. 

Sépulture, Cimetiere militaire de Vauquois, tombe n° 1367. 

BESSERON Théodule

Théodule est né le Dimanche 4 Janvier 1874 à Monthou.

Son père, Sylvain, François est un vigneron de 32 ans et sa mère née Deniau Alexandrine âgée de 24 ans, est une vigneronne.

Il a les cheveux noirs, les yeux noirs et mesure 1,68 m, sait lire, écrire, compter, et exerce le métier de cultivateur.

Il est ajourné à deux reprises par le Conseil de révision en 1895 et 1896.

Mais, la Commission de réforme, le déclare bon pour le service, le 19 novembre 1914.

Il arrive au 313e RI le 1er décembre 1914, (5e Bataillon, 20e Compagnie).

Théodule sera tué à l’ennemi le 4 mars 1915 à Vauquois.

Ce jour là…,

à 16 h 30 au signal de la charge, le 5e bataillon se porte à l’assaut de la partie du village de Vauquois encore tenu par les allemands entre l’église et le cimetière.

Malgré l’explosion de plus de 15 mines, les « poilus » se sont avancés au nord de l’église et ont enlevé une tranchées ennemie.

Dans cette attaque le bataillon a perdu à peu près la moitié de son effectif.

Théodule en faisait partie.

Mort pour la France. Il avait 41 ans  


Les combats de la butte de Vauquois de 1914 à 1918

Situé sur un observatoire naturel de 290 mètres dominant les vallées de l’Aire et de la Buanthe, le village de Vauquois devient dès septembre 1914 l'un des points stratégiques de l'Argonne. A l'automne 1914, les Allemands le transforment en une véritable forteresse. De février à mars 1915, le village est âprement disputé. Les troupes de la 9e et de la 10e DI sont héroïques. Malgré l'échec de la préparation d’artillerie et du génie, le 31e RI s’élance au matin du 17 février. Galvanisée par sa musique qui, à la vue de l’ennemi, joue la Marseillaise, cette unité parvient à atteindre les ruines de l’église. Battus par le feu croisé de l’artillerie allemande, les quelques survivants de ce régiment abandonnent cette position pour s'établir à mi-pente. Les autres assauts sont impossibles. Dans ces conditions, la guerre de mines devient la seule alternative.

Rivalisant d’habileté et d’efforts, les sapeurs français ou les pionniers allemands creusent des galeries souterraines pour acheminer les explosifs jusqu’au fourneau. Cette stratégie est initialement appliquée pour accompagner l’infanterie française qui ne peut, à l’époque, être appuyée par l'artillerie lourde. Après le vrombissement de la mine, dans la fumée et sous une pluie de terre, les soldats s’élancent pour occuper l’objectif désigné. Les attaques se succèdent. Le 5 mars, les Français prennent Vauquois au prix de pertes importantes mais la butte reste toujours très disputée.

Après les assauts meurtriers de l’hiver 1915, les unités du génie s’acharnent à creuser des puits de plus en plus profonds et à utiliser des charges de plus en plus puissantes. Au total, on recense près de 17 km du côté allemand et 5 km du côté français.

La guerre prend parfois des allures d'abordage lorsque dans une quasi-obscurité, deux équipes de travail se rencontrent.

Tout au long de l'année 1915,comme l’écrit André Pézard dans Nous autres à Vauquois : "Vauquois ne fut jamais un secteur tranquille".

La guerre de mines se poursuit pour atteindre son paroxysme en mai 1916. A cette date, une mine de 60 à 80 tonnes explose, tuant 108 hommes du 46e RI et creusant un immense entonnoir. Après cette explosion qui n’apporte aucun succès notable, Français et Allemands se bornent à conduire un combat défensif. En mars 1918, la guerre de mines est définitivement abandonnée. En mai-juin, les troupes italiennes relèvent les soldats français. En septembre, une puissante attaque franco-américaine reprend définitivement la butte.

Aujourd'hui, Vauquois apparaît comme un lieu unique dans l'histoire et dans la mémoire de la Grande Guerre. Symbole de cette lutte acharnée, Vauquois représente le souvenir de 10 000 combattants ensevelis à jamais. Du village de Vauquois, il ne reste rien. Preuve de l'obstination des hommes, l'actuel sommet de la butte se trouve 18 mètres plus bas que celui de 1914. Au milieu d'un paysage lunaire, est érigé un monument rappelant la mémoire de ces disparus et de ce village "mort pour la France" où se dressait jadis fièrement un marronnier centenaire.

Les 82e, 331e, 46 e, 113 e, 131 e, 31 e, 76 e, 89 e, 313 e, 358 e, 370 e RI, 42 e RIC et les 138 e et 139 e R.I.U.S., sans oublier un détachement de la brigade des Sapeurs pompiers de Paris sont les principales unités qui se sont illustrées sur la butte.

Sources : Chemins de Mémoire, Ministère de la Défense.


PRIEUR Emile

Emile est né le Lundi 18 Juin 1877. Il est le fils d'Emilie Prieur, née à Billy. Sa mère exerce le métier de domestique. 

Cheveux noirs, yeux marrons, 1,64 m, Emile est allé à l’école. Il sait lire, écrire, compter.

Incorporé en 1897 (classe 1897), classé service auxiliaire.

Il est placé dans la réserve le 1 Novembre 1901. 

En 1904, Emile se marie à Monthou sur Cher avec Françoise Giraud. 

Emile est déclaré « Bon pour le service armé » par la Commission de Réforme le 19 Novembre 1914.

Il arrive au 313e RI, le 1er décembre 1914.

Il a certainement fait le voyage avec Besseron, « un pays ».

Emile meurt, comme Besseron, à la même attaque à Vauquois le 4 Mars 1915.

Mort pour la France. Il avait 38 ans.

GIRAULT Octave

Octave est né le Mercredi 1er Janvier 1873. Il est le fils de Silvain, un vigneron de 41 ans et de Pointeau Celestine, une vigneronne de 29 ans. La famille habite Monthou. 

Octave, exerce comme son père, l’activité de vigneron.

Cheveux châtains, yeux gris, 1,64 m Octave est allé à l’école de Monthou pour apprendre à lire, écrire et compter.

A deux reprises, en 1893 et 1894, Octvave est ajourné par le Conseil de Révision pour « faiblesse ». En 1895, il est classé « Services Auxiliaires », puis « passé » dans la réserve le 1er octobre 1906.

Le 19 octobre 1914, la Commission de Réforme, le déclare « Bon pour le Service Armé ».

Il est incorporé au 39e RI

Nous ne disposons pas d’informations sur le parcours militaire d’Octave pendant la guerre.

Il décède le 30 avril 1915, à son domicile.

Mort pour la France. Il avait 42 ans.

BIET Cyrille

Cyrille est né le Lundi 1 Mars 1895 à Sassay. Paul son père est vigneron, il est âgé de 27 ans et sa mère Galloche Eugénie de 23 ans, habitent dans le Bourg.

Cheveux châtains, yeux bleus, 1,77 m, Cyrille sait lire, écrire compter.

Il est incorporé au 153e RI, le 21 décembre 1914 (Classe 1915). 

En janvier 1915, Cyrille, avec son régiment est dans les Flandres occidentales.

En avril, son régiment occupe les tranchées en première ligne en avant de Zonnebeke.

Le 11 avril, « le Régiment se rend en automobiles à Houtkerque, village situé près de la frontière, à 9 kms à l’ouest de Poperinghe. »

Cyrille est porté disparu le 9 mai 1915.

Ce jour là…,

Le 9 mai 1915, c’est le 1er jour de l’offensive en Artois.

De 6 h à 10 h du matin, 1200 canons bombardent les lignes allemandes.

Lorsque les canons se taisent parmi les « poilus » qui montent à l’attaque, ceux du 153e et du 146e enlèvent d’assaut, trois lignes de tranchées, les hameaux de Rietz, de la Targette et une partie de Neuville-Saint-Vaast.

Malgré la contre offensive ennemie, les « poilus » resistent.

Au soir du 9 mai, l'officier chargé de la tenue du JMO écrira :

« Etat sanitaire satisfaisant ». Pour le prouver suivent, manuscrites plusieurs dizaine de pages, qui énumèrent les morts, les disparus, les blessés.

Il y en eu 2000.

L’offensive en Artois dura plusieurs jours.

102 500 hommes furent sacrifier.

 Mort pour la France.  Il avait 20 ans.

BIET Delphin, son frère,

Né le : 30 avril 1894

Tué le : 20 février  1916

Mort pour la France

SABARD Pierre

Pierre est né le Mercredi 17 juin 1874 à Luçay le Mâle dans le département de l’Indre.

Son père Jean, cultivateur, 44 ans et sa mère Thiault Julie, 37 ans, habitent à Mareuil.

Pierre se marie, à Monthou 30 Juillet 1900, avec Marie Ange Huguet.  Le couple habite à Monthou, lui est vigneron. Cheveux châtains, yeux gris, 1,62 m , il n’a pas « fréquenté » l’école.

Il effectue son service militaire au 132e RI du 14 mars 1895 (classe 1894) au 22 juillet 1898. Il accomplit deux périodes d’exercices au 113e en 1901 et 1904.

Il est rappelé le 13 Août 1914 au 269e RI.

En décembre 1914, à Noël, des « gars »  du 269e fraterniseront, avec les soldats allemands.

Pierre, décède le 9 mai 1915, des suites de ses blessures à Carency.

Ce jour là…,

c’est le début de l’offensive en Artois.

La 70e Div doit attaquer Carency par le sud et prendre le village .

A 6 heures du matin la préparation d’artillerie commence, ensuite l’assaut. Le 269e doit prendre des tranchées ennemies.

C’est une attaque difficile, les allemands conservent de solides positions dans les tranchées boyaux qu’ils ont fortement organisées et laissées intactes par notre artillerie. Le mouvement des français ne se déroule pas comme prévu.

La tranchée allemande sera conquise à 20 heures.

Le bilan est de 16 tués et 20 blessés.

L’offensive durera plusieurs jours et sera particulièrement meurtrière.

Mort pour la France. Il avait 41 ans.


DENIAU Daniel

Daniel, est né le Lundi 16 octobre 1893 à 11 h du matin, à la Boulaie.

Son père, vigneron est alors âgé de 40 ans et sa mère Babault Geneviève, de 30 ans.

Cheveux châtains, yeux bleus, 1,60 m, il n’a pas fréquenté l’école avec assiduité.

Il sera ajourné en 1914 (Classe 13) pour cause de « faiblesse », et déclaré « Bon pour le service » la même année en décembre. 

Il est incorporé le 20 décembre 1914 au 168 ème RI, et arrive au corps à la même date.

Le 168 ème RI, incorporé dans la 73e Div, est affecté à la défense de la forteresse de Toul.

Au début du mois de juillet 1915, les 3 bataillons du 168 ème RI se relaient pour tenir le secteur de Bagatelle. 

Dans chaque Bataillon, 2 Compagnies sont en 1ere ligne, 2 en seconde.

Leur mission est claire : « tenir coûte que coûte sur les lignes récupérées et profiter de toutes circonstances pour réoccuper les lignes prises par les allemands ces jours derniers. » (JMO)

C’est au cours de l’une de ces missions, que Daniel sera tué le Dimanche 4 Juillet 1915 aux combat de Bois-le-Prêtre

Mort pour la France. Il avait 22 ans.


LOUIS dit DOUSSERON Edouard

Edouard est né le Dimanche 1er septembre 1895 à 3 h du matin au lieu et maison de la Côte, d’un père âge de 42 ans, propriétaire et d’une mère, née Boison Marie Désirée, âgée de 23 ans.

Edouard est instruit. Il est employé de banque. Il a les yeux bleus, les chevaux châtains, et mesure 1,72 m.

De la classe 1915, il est incorporé le 20 décembre 1914, au 113e RI caserné à Blois.

Il part en campagne le 12 Juin 1915.

Il est tué le 13 Juillet 1915 au Ravin des Meurissons en Argonne.

Ce jour là…,

Au matin, 3 h 15, les Allemands ont commencé un bombardement d’une très grande violence dans le secteur du 113e Ri. Le bombardement bouleverse les 1ere et 2e lignes, tranchées et boyaux.

9 h Les allemands déclenchent une attaque.

10 h 55 ils s’apprêtent à sauter dans les tranchées de première ligne.

L’avancée est rapide. Ils envahissent le ravin des Meurissons.

Les poilus évacuent.

« Le bombardement ennemi commencé à 3 h 30 ne s’est terminé qu’a 11 heures anéantissant à peu près tout le secteur et ensevelissant de nombreux groupes dans leurs sapes….. la bataille dura jusqu’à16 h. » (JMO).

Ce jour là, on compte 29 tués, 103 blessés et 1032 disparus

Mort pour la France

Il n’avait pas encore 20 ans.

HUGUET Lucien Etienne

Lucien est né le Samedi 6 décembre 1884.

Son père, Auguste Joseph, vigneron de 24 ans et sa mère Augustine Lepain, âgée de 22 ans, habitent « au lieu et maison » La Croix à Monthou sur Cher.

Lucien, cheveux châtains, yeux marrons, 1,59 m,  est l’ainé de 10 enfants et exerce le métier de domestique. Il sait lire, écrire et compter.

Il est incorporé le 8 Octobre 1905 (Classe 1904), au 60e  RI. 

Libéré le 18 Septembre 1905, il passe dans la réserve en 1908.

Il est rappelé le 1er Aout 1914. A cette date il rejoint le 313e RI à Blois.

Dans la nuit du 8 au 9 août 1914, les 2 245 soldats du 313e R.I. embarquent à la gare de Blois. Ils arrivent à Saint-Mihiel dans la Meuse le 10 août. Concentration à Génicourt sur les bords de la Meuse entre Saint-Mihiel et Verdun. 21 août, Longuyon ; baptême du feu le 22, à Saint-Pancré près du Luxembourg belge.

Dès le 29 août, la retraite a conduit le 313e à Montfaucon ; le 2 septembre à Varennes. 

Blessé une première fois à Cierges où le 6e Bataillon du 313e est engagé, le 2 Septembre 1914, pour renforcer la 18e brigade qui repousse l’ennemi en direction de Cierges.

Après l’évacuation de l’Argonne, le régiment est à Villotte-devant-Louppy, au sud du massif. Les allemands évacuent l’Argonne, le 313e reprend Clermont-en-Argonne, Vauquois où tombe Besseron Théodule, «un pays » du 5e bataillon. Peut être se sont ils croisés, entre deux relèves. Après la prise de Varennes, le 313e s’installe pour deux longues années dans cette région forestière.

Blessé une nouvelle fois (nous n'avons pas d'éléments qui nous permettent de savoir avec certitude les circonstances de sa blessure), Lucien décédera à l’ambulance n°8 des Islettes, des suites de ses blessures de guerre,  

le 15 Juillet 1915.

Mort pour la France. Il avait 31 ans

HUGUET Florentin, son frère.

Né le : 26 août 1890

Mort le : 22 août 1914

Mort pour la France.


GIRAULT René Albert

René est né le Lundi 8 Avril 1889 à Bourré.

Son père Hippolyte est un vigneron âgé de 35 ans et sa mère Deniau Léontine a 35 ans.

Les cheveux châtains, les yeux bruns, 1,60 m, il sait lire, écrire compter.

Le 31 juillet 1912, René épouse, à Bourré,  Louet Andrée. Le couple habite à Monthou.

De la classe 1909, il est d’abord ajourné et ensuite exempté.

Mais, il est rappelé à l’activité militaire, le 22 février 1915 et rejoint son corps à cette date.

Le 16 Juillet 1915 il passe au 91e RI. (2eme Bataillon, 6eme Compagnie).

Il est tué le 25 août 1915 aux combats de Fer à Cheval, Bois Bolante, en Argonne.

Ce jour là…,

La veille les allemands avaient fait sauter des mines. Les français ont tenté d’occuper les entonnoirs creusés par les explosions.

Ils échanges quelques obus tout en réparant les boyaux.

Le 25 août ils échanges des tirs d’artillerie. A un bombardement au 105 répondent des rafales de 77. Le 26 les échanges de bombes et de tirs se poursuivent.

A la fin de la nuit les français bombardent en règle les tranchées allemandes qui font face aux tranchées françaises.

 4 à 500 engins furent envoyés sur les allemands qui criaient de leurs tranchées « camarades français pas misère ». 

Pour René la « misère » était finie.

Mort pour la France. Il avait 26 ans. 

Sépulture : Cimetière de Monthou sur Cher

CYR Jean François

Jean-François est né le jeudi 10 mars 1887 à Monthou.

Il est le fils de Alexis, Vigneron, 41 ans et de Masson Marie, 38 ans.

Jean-François, cheveux châtains yeux brun, 1m70, il n’a pas suffisamment fréquenté l’école du village pour savoir compter. Il exerce le métier de bucheron.

Il est incorporé au 1er Régiment de Génie, le 6 octobre 1908 (Classe 1907).

En juillet 1909, il est affecté au 19e Escadron du train, et le 25 Juillet 1910 il passe au 5e régiment du génie.

Libéré le 25 octobre 1910, il reprend son activité de bucheron.

Il est rappelé le 10 Août 1914 au 1er régiment du génie Compagnie 22/4.

Jean François est tué le 25 septembre 1915 à Ville sur Tourbe.

Ce jour là..,

La Bataille de Champagne commence.

Le mois de septembre avait été consacré, malgré les bombardements de l’artillerie ennemie, à des travaux de consolidations des tranchées, d’ouvertures de nouvelles reliées par des boyaux en vue de l’offensive décidée.

Le 22 septembre un tir d’artillerie de préparation commence. 75 Heures de bombardement ininterrompus. 100 000 obus écrasèrent tout.

La nuit du 24 au 25, il pleut. La terre labourée est détrempée.

Le 25 septembre, 9 heures 15 l’assaut. « Le champs de bataille s’étendait sur 25 kilomètres d’Auberive à Ville sur Tourbe. » (chtimiste.com) L’objectif, conquérir des tranchées, des boyaux, des sites fortifiés par les allemands.

Le défense est rude. L’attaque est meurtrière.

Mort pour la France. Il avait 28 ans

CÔME Eugène, son frère.

Né le : 30 Avril 1890

Tué le : 6 septembre 1914

Mort pour la France

Sépulture : Cimetière de Monthou. La pierre tombale du caveau porte gravés, les prénoms des 2 frères. 

CÔME Marcel

Marcel est né le Jeudi 10 octobre 1895, à 1h du matin au moulin du Gué.

Son père, Pierre, le meunier est alors âgé de 43 ans et sa mère Duruisseau Monique de 33 ans.

Les cheveux châtains, yeux marrons, 1,57 m, le cultivateur Marcel est incorporé au 405 ème RI le 15 Mars 1915 (Classe 1915) le jour de la création du régiment.

Le 405e RI est constitué le 16 mars 1915 à Bourron en Seine et Marne.

Commence alors un dur périple pour Marcel.

Le 6 avril, avec le 405e, Marcel quitte  Bourron par voie ferrée pour rejoindre la gare régulatrice de Cuperly. Le régiment prend son cantonnement à Saint Hilaire du Temple en Champagne.

Du 6 avril au 8 juillet, Marcel fera « ses classes de terrassier », consolidera les tranchées, réparera les boyaux, fera des sapes dans des zones diverses du front.

Le 16 juillet 1915, le 405e qui est passé à la 130e Div. de la IIIè Armée, quitte son cantonnement pour le front, il participe à diverses attaques et prises de tranchées allemandes.

L’offensive en Artois est commencée depuis plusieurs jours déjà.

Le 28 septembre 1915, 10 h 50, c’est l’ordre d’attaque. Objectifs : enlever les tranchées des Tirailleurs, le Château de la Folie, le bois de la Folie.

14 h 35, la tranchée Nietzche est enlevée, ensuite les boyaux des Communs. Les tranchées et les boyaux sont occupés et organisés défensivement.

Mais les combats furent très durs.

Les pertes sont élevées. (JMO). 

17 Officiers sont tués et 21 blessés.

520 hommes de troupes tués ou disparus.

552 sont blessés. 

Marcel est mort le 28 Septembre 1915.

Mort pour la France. Il avait 20 ans.

MICHENET Eugène

Eugène est né le  Lundi 17 Janvier 1881. à Chabris dans le département de l’Indre. Il est le fils de Eugène Michenet, 25 ans, journalier et de Slavie Lèze, âgée de 22 ans.

il se marie à la Varennes (Indre et loire) avec Armandine Mottu.

Le couple habite à Monthou sur Cher.

Nous ne disposons pas d’informations quant à son parcours militaire, sinon qu’il est de la classe 1901 et dépend du recrutement de Châteauroux.

Il est soldat au 154e RI.

Son régiment participe, entre autre, à la Bataille de Champagne.

Eugène est tué le 1 octobre 1915.

Ce jour là…,

l’Ordre du Jour du Corps d’Armée est clair : « les 2 divisions, tout en continuant à harceler l’ennemi sur leur front (en particulier à la 40e DI vers le Bois 372 qu’il y aurait intérêt d’occuper) assureront la liaison intime entre elles sur la première ligne ennemie. A cet effet la 40e DI prendra toutes mesures utiles pour s’emparer du Bois 372. » (JMO).

Les pertes du jour : 13 blessés, 19 tués, 5 disparus,

dont Eugène.

Mort pour la France. Il avait 34 ans.



1916


GIROLLET Lucien

Lucien est né le Mardi 29 Mai 1888 à 11 h du matin.
Son père Louis, vigneron 44 ans, et  sa mère née Luquet Eugénie, 34 ans, habitent à la Côte..

Lucien, cheveux roux, yeux gris, 1,64 m, de la classe 1908, accomplit son service militaire au 2eme Bataillon de Chasseurs à Pieds du 8 Octobre 1909 au 24 Novembre 1911.

Lucien a été nommé Caporal le 25 Septembre 1910.

Il est classé non disponible, comme employé à l’administration pénitentiaire du Loir et Cher du 14 Février 1913 au 28 octobre 1915.

A cette date il est remis à la disposition de l’armée, affecté au 113e le 15 Novembre 1915, il passe ensuite au 317e le 21 Décembre 1915.

Lucien est tué à l’ennemi le 9 Janvier 1916 à Massiges, Maison de Champagne dans la Marne.

Ce jour là..,

Le 9 Janvier1916, le régiment « subit une terrible attaque pour laquelle les allemands emploient des armes nouvelles et barbares. Les hommes surpris plient un instant, mais grâce à leur moral élevé et à leur conception de l’idée de la Patrie, ils repoussent et opposent bientôt à l’ennemi une barrière infranchissable .» (Jmo)

Les allemands utilisent en effet des lance-flammes

Mort pour la France. Il avait 28 ans

BIET Delphin

Delphin est né le Lundi 30 Avril 1894 à Sassay. 

Ses parents, Paul et Marie  Maurodon, sa mère , habitent à Monthou.

Delphin est "allé à l’école", il sait lire, écrire, compter.

1,63 m, cheveux châtains et yeux marrons, il est vigneron lorsqu'il est incorporé au 8e Régiment de Chasseurs le 4 septembre 1914 (Classe 1914). Il passe au 131e RI à compter du 29 septembre 1914, et enfin, au 46e RI, 6e Compagnie, 2e Bataillon.

Delphin est tué à Vauquois le 20 février 1916.

Ce jour là…,

vers 13 h 30, une dizaine d’obus de 105, de 150, viennent des "côtes 263 et 207", tirés par les allemands sur le Bois Noir, dans la région de Vauquois.

« Un 105 défonce l’abri caserné placé entre les tranchées 5 et 7 ensevelissant 2 sous-officiers et 2 hommes de troupes retirés morts. » (JMO)

Delphin est l’un des deux.

Mort pour la France. Il avait 22 ans.

Sépulture : lieu dit la  Barricade près de Vauquois.

Delphin et Sauvestre Albert, étaient dans la même compagnie la 6e, ils reposent ensemble.

BIET Cyrille

Né le : 1 mars 1895

Tué le : 9 mai 1915

Mort pour la France

BEAUVAIS Cécilien

Cécilien est né le Dimanche 28 Septembre 1884.

Son père, Louis un vigneron de 35 ans et sa mère Gibault Virginie, âgée de 28 ans habitent à Monthou sur Cher. 

Il est incorpore au 32e RA, en 1809 (classe 1804), mais obtient un sursis de 30 jours pour maladie. Il rejoint son régiment le 8 novembre 1905.

Il a un frère au service militaire, il est donc dispensé et versé dans la disponibilité en 1906, le 18 septembre.

Il est mobilisé le 1 Août 1914 et rejoint son corps le 2.

Nous ne disposons pas de données suffisantes pour retracer le parcours militaire de Cécilen.

Il est réformé temporairement par la commission de réforme de Marseille, suite à un état médical catastrophique,.

La décision de réforme intervient le 12 Janvier 1916.

Cécilien, décède le 12 Mars 1916 à Montrichard.

Mort pour la France. Il avait 32 ans.

BIGOT Toussaint

Toussaint est né le Lundi 1er Novembre 1886, à Monthou sur Cher.

Son père, jean, 46 ans est propriétaire. Sa mère, Clémentine Marcadet est âgée de 44 ans.

Nous ne disposons d’aucune indication quant au parcours militaire de Toussaint.

En 1916, Toussaint est soldat au 36e RI, dans le secteur de Douaumont (Meuse).

Il est porté «disparu à l’ennemi», le 22 mai 1916.

Ce jour là..,

11 h 50, trois bataillons sont lancés dans l’attaque. L’objectif est de prendre aux allemands des tranchées,  jusqu’au point 323.

Deux vagues de compagnies montent à l’assaut. Leur avancée est retardée par un bombardement très violent et le tir des mitrailleuses, les tranchées sont prises, le point 323 est atteint.

Les pertes sont très sévères. Le bombardement intensif des premières lignes françaises, obligent les deux compagnies à revenir à « nos positions avant l’attaque ».

Les pertes : 175 tués, 670 blessés, 459 disparus,

dont Toussaint.

Mort pour la France. Il avait 29 ans.

MARINIER René 

René est né le Jeudi 14 Avril 1887, de l’union de Henri, 29 ans, vigneron, et de Marie Louise née Verrier 26 ans.

Ils habitent aux lieu et maison des Vallées à Monthou.

En 1908, le Conseil de Révision l’exempte pour cause de « faiblesse générale ».

Le 28octobre 1912, il épouse Suzanne Marie Lamberdiere à Monthou sur Cher

Le 11 décembre 1914, le conseil de Révision de Blois le déclare Bon pour le service armé. 

Il est affecté au 113e RI. Il passe au 31e RI a compter du 23/2/1915.

Le 20 Septembre 1916, il est tué aux combats de Bouchavesnes, dans la Somme.

Ce jour là…,

A 7 h 30 le 29 septembre, la préparation d’artillerie Allemande se déclenche. Ils veulent reprendre Bouchavesnes.

Le combat est terrible sur tout le front. L’artillerie française riposte.

9h, attaque massive de l’infanterie allemande.

Ripostes des mitrailleuses, fusils-mitrailleurs, tromblons.

« En un instant plus de 200 cadavres recouvrent le sol devant les 6e et 7e Compagnies ».

Trois vagues successives déferlent et sont arrêtées à 50 m des tranchées françaises.

Les Allemands sont massivement concentrés dans le ravin.

Nouvel effort allemand en fin de matinée.

Le JMO souligne que des « poilus » « qui dans un geste d’exaltation héroïque sont montés sur le parapet des tranchées et font à coeur joie du « tir au lapin».

Le 331e RI subit une pression analogue.

En fin de journée, le Régiment n’a pas perdu un pouce de terrain..

Mais des hommes en quantité. 

Les pertes, durant le séjour du Régiment à Bouchavesnes du 13 au 22 septembre sont de : 188 tués, 646 blessés, 87 disparus, soit 921 hommes hors de combats.

Mort pour la France.Il avait 29 ans.

DENIAU Honoré Emilien

Honoré, est né le Samedi 16 Mai 1890, à la Boulaie.

Son père, vigneron est alors âgé de 36 ans et sa mère Babault Geneviève de 26 ans.

Cheveux "châtains moyen" yeux "verdâtres" 1,53 m, Il sait lire, écrire, compter, Honoré est cultivateur lorsqu'il est ajourné, en 1911, par la commission de réforme pour « faiblesse ».

Incorporé le 8 octobre 1912, il est classé service auxiliaire et mis à la disponibilité en novembre 1913. 

Ce fut de courte durée, il est rappelé en août 1914, maintenu en service auxiliaire jusqu’au 20 janvier 1915, date à laquelle il est classé "service armé ».

Il est maintenu a son corps, le 46e RI (2e Bataillon, 6e Cie, la même que celle de Biet Delphin).

Il est tué à l’ennemi le 21 Septembre 1916 à Bouchavesnes

Ce jour là..,

Dans la nuit du 20 au 21 septembre, le 3e bataillon du 46e quitte le Bois Marrier et retourne au bois Aguilles, le 1er Bataillon occupe la « Brioche », la tranchée de Bouchavesnes, le 2e Bataillon reste aux abords de la côte 760.

Aux cours des échanges de tirs avec l’ennemi pendant ces opérations 1 officier et 2 hommes de troupes sont tués et 5 blessés.

Honoré est tué.


Mort pour la France. il avait 26 ans.

DENIAU Daniel, son frère.

Né le : 16 Octobre 1893

Mort le : 4 Juillet 1915.

Mort pour la France

BOISON Raphaël

Raphaël est né le Samedi 29 Décembre 1877, son père Denis 26 ans, vigneron et sa mère Mechun Catherine, 21 ans, lingère, habitent à la Bocagerie.

Le 2 juin 1908, il épouse Beaudoin Fidélia née le 3 Mai 1883 à Saint Romain

Raphaël est passé par plusieurs régiments.

DU 94e RI en Mars 1915, au 1557 RI le 25 novembre 1915, et enfin au 294e RI (23e Cie).

Il est tué le 2 octobre 1916 à l’Est de Morval dans la Somme.

Ce jour là…,

"Dès l'aube les artilleries (française et britannique) commencent la préparation en vue de l'attaque sur la tranchée de Morval.

L'artillerie allemande est de son côté des plus active. »

Les pertes : 5 tués, 1 disparu, 34 blessés.

Mort pour la France. Il avait 39 ans.

BEAUDOIN Alphonse

Alphonse est né le Samedi 1 Octobre 1884 à Monthou sur Cher, fils de Blaise et de Sophronie Delaunay.

Marcel est « allé » à l’école, il sait lire, écrire et compter.

Il est domestique.

Visage osseux, cheveux et sourcils châtains, yeux vert. Marcel est grand, 1,73 m.

Incorporé au 118e de ligne le 9 octobre 19105 (classe 1904), il est réformé par la Commission spéciale de Blois le 17 juillet 1906.

Déclaré « Bon » par le conseil de Révision du 11 décembre 1914.

il est mobilisé en août 1914 et arrive au, 113e le même jour. 

Il passe ensuite au 46e le 24 août 1915, puis au 76e RI le 26 juillet 1915.

Il est tué le 15 Octobre 1916 à Bouchavesnes.

Ce jour là..,

Le 76e a été durement touché pendant mal période du 21 au 28 septembre, 974 hommes ont été mis hors de combat.  Début octobre, le régiment se reconstitue.

Du 12 au 15 octobre, le 76e a pour mission d’attaquer par surprise, à la grenade, les tranchées ennemies, afin de les enlever.

Les allemands ripostent par des bombardements massifs et des tirs nourris de mitrailleuses.

Les pertes sont sévères : 93 tués, 203 blessés, 14 disparus, 

dont  Alphonse..


Mort pour la France. Il avait 32 ans 

Citations et Décorations.

Soldat courageux et dévoué. Tombé glorieusement pour la France le 15 octobre 1916 en se portant à l’assaut des positions ennemies à Bouchavesnes.

Médaille militaire

Croix de Guerre avec étoile d’argent 

Beaudoin Marcel, son frère. Né le : 28/03/1890

tué le : 9/09/1914

Mort pour la France

CRESPIN René 

René est né le Mercredi 12 décembre 1894, à Vineuil. Il est le fils de Mathieu et de Jousset Léontine.

René, cheveux châtains, yeux bleus, 1,67 m, sait lire, écrire et compter. Il exerce l’activité de vigneron - agriculteur.

Il est incorporé le 8 septembre 1914 et arrive  à la compagnie 4/1, du 1er régiment du génie,  le même jour.

Cette compagnie est à la disposition d’un régiment de la 7e Division d’infanterie.

En octobre 16, la 7e Div est à Verdun, en ligne du bois d’Haudraumont au village de Douaumont.

Les combats sont rudes, les conditions de survie des poilus sont inimaginables.

« L’enfer de Verdun » ne traduit que faiblement ce que fut la réalité de la plus grande boucherie de tous les temps..

René est tué le 6 Novembre 1916.

Ce jour là…,

Les bombardements ennemis assomment de façon discontinue les Premières lignes françaises.

Au cours de la nuit, le Ravin du Bois des Trois Cornes près Bras, est la cible de l’artillerie allemande.

Les pertes de ce jour : 5 tués, 13 blessés, 1 disparu,

dont René.

Mort pour la France.. Il avait 21 ans.

 Sepulture : Cimetière du Ravin du Bois des Trois Cornes près Bras, Tombe n°22 bis, 2e Rangée, sortie du Boyau Nieuport vers le sud.

JAMET Paul

Paul est né le Mercredi 14 Mars 1894, à Saint-Georges en  Loir et Cher. Il est le fils de Eugène, vigneron 28 ans, et de Eugènie Verrier.

Cheveux noirs, yeux bleus, 1,54 m, il sait lire, écrire et compter. IL exerce l'activité de cultivateur - vigneron et habite Monthou sur Cher avec sa mère, veuve.

En 1914 (Classe 14) il est ajourné à un an « pour faiblesse ». Mais en décembre de la même année le même conseil de révision le déclare « bon pour le service armé »

Il est affecté au 4ème RI.

Nommé caporal le 7 Octobre 1915. 

Il est tué à l'ennemi à Vaux le 7 Novembre 1916.

Ce jour là….,

Nous ne disposons pas d'archives officielles concernant le 4ème RI.

Des historiques anonymes sont parvenus jusqu'à nous. Après comparaison de plusieurs de ces historiques,  nous publions à ci-contre un extrait qui situe et traite des combats de Vaux, qui fut, un de ceuxde la bataille de Verdun. Il nous est apparu le pluscomplet. 

Mort pour la France. Il avait 22 ans.

Sépulture provisoire : inhumé à 200 mètres Nord-est de la digue de l'étang de Vaux, commune de Vaux.

MERCIER Charles

Charles est né le Lundi 19 Novembre 1888 à Couddes.

Ses parents Auguste et Leonie née Denis habitent Couddes.

Charles épouse à Monthou sur Cher, DENIAU  Leontine.

Les cheveux châtains, les yeux gris, 1,73 m. 

Il est incorporé au 113e RI le 8 octobre 1909.Il est renvoyé dans la disponibilité pour cause de soutien de famille en juillet 1911 et rappelé en août 1914. 

Il arrive à son corps le 3 Août et passe au 19e bataillon de Chasseurs à pieds le 21 mars 1916.

il est tue lé 9 novembre 1916 à Bouchavesnes. 

Ce jour là….,

C’était une journée calme consacrée aux travaux dans les abris…Mais il y eu toutefois… 

2 tués, 4 blessés.

Mort pour la France. Il avait 28 ans.

VAVASSEUR Léon

Léon est né le Vendredi 22 Mars 1889, au bourg à Trois - Moutier dans le département de la Vienne.

Sont père, louis 41 ans, sa mère Elise Pilu 38 ans, sont tous deux marchands ambulants.

Léon exerce l’activité commerciale de ses parents. Il est marchand ambulant.

Cheveux châtains, yeux gris, 1,60 m, il sait lire, écrire, compter.

En 1910, il est exempté pour « faiblesse irrémédiable ».

Néanmoins, le 20 février 1915, il est incorporé au 46è RI, passe au 131e puis au 119e le 19 novembre 1916, 7e compagnie, 2e Bataillon.

Il est tué le 18 Décembre 1916 dans le secteur de Bezonvaux dans la Marne.

Ce jour là…,

Le 119e occupe la zone de Bezonvaux, ville comprise, prises aux Allemands  depuis la veille. Il doit être prêt à intervenir en cas de réaction de l’ennemi.

Toute la journée et toute la nuit, les bombardements restent violents.

Les lignes ennemies sont très proches, 50 m selon les lieux.

Les pertes sont sensibles, 13 tués, 44 blessés et 4 disparus.

De plus, « la température froide et la nécessité de rester dans la boue occasionnent une certaine quantité de gelures de pieds. » (JMO)

Mort pour la France. Il avait 27 ans

SIMONET Camille

Camille est né le Samedi 13 Mars 1876 à Villentrois dans le département de l’Indre.

Son père Alphonse, âgé de 37 ans, est journalier. Sa mère Louise Godard, âgée de 39 ans est sans profession. Le couple demeure à Rochefort dans la commune de Villentrois.

Le 29 octobre 1900, Camille épouse à Monthou sur Cher, Mademoiselle Verrier Ernestine.

Il exerce la profession de domestique.

Il est incorporé au 37e Régiment d’Artillerie, et il arrive à son corps le 16 novembre 1897. 

Il est 2e Canonnier.

En 1898, il sera détaché à l’annexe de remonte du Bannon.

Le 13 Mars 1900, il rentre au 37e.

Il sera envoyé en congé le 26 septembre 1900.

Au 1er septembre 1900, il passe dans la réserve au groupe territorial du 49e RA.

Rappelé à l’activité par décret du 1er Août 1914, il arrive au corps le 19 janvier 1915.

Il est hospitalisé le 23 juin 1915, et sera réformé par la Commission de Réforme de Blois en date du 3 juillet 1915 pour cause de Bronchite.

Il sera examiné une seconde fois le 30 août 1915. La réforme sera confirmée.

Il décédera à Monthou sur Cher, des suites de sa maladie, le 29 Avril 1916.

Mort pour la France. Il avait 40 ans. 

1917

LABBE Hyacinthe

Hyacinthe est né au Grand Buisson le vendredi 3 juillet 1896 à 8 h du matin. Il est le fils de Silvain, 26 ans, Vigneron et de Églantine Silvina Chene, 18 ans. 

De la classe 1915, cheveux châtains, yeux marrons, Hyacinthe est allé à l'école.  Il sait lire, écrire, compter. 

Il exerce la profession de cultivateur, lorsqu’il est incorporé au 153e RI le 12 avril 1915. 

Il passe au 158e RI le 1er mai 1916, puis au 52e RI le 28 août 1916

Il est tué le 2 juin 1917 à Oeuilly

Ce jour là…,

"grande activité de l'artillerie ennemie, plus marquée de 11 h à 17 h. Harcèlement continu sur les tranchées Gotha et les boyaux adjacents." (Jmo)

Hyacinthe est tué…

Transporté et inhumé le 3 juin 1917 au cimetière militaire d'Oeuilly

Mort pour la France. Il avait 21 ans.

Le Cimetiere d'Oeuilly aménagé pendant la guerre en 1917, proche d'un poste de secours est situé à la sortie du village sur la D 925. Il rassemble 1159 combattants Français.

Labbé Hyacinthe repose, aujourd’hui, dans le cimetière de Monthou. 

(convoi du 6 janvier 1922)

DAVAUX Mathurin

Il est né à Meusnes le 8 novembre 1889.

Il est le fils de Désiré et de feue Eugenie Venin. 

Il est marié à Clémentine Mechain. 

Il exerce la profession de vigneron. 

Il est domicilié à Monthou sur Cher. 

Cheveux châtains, yeux gris, 1,60 m, il est incorporé le 4 Octobre 1910 (classe 1909) au 82e RI. 

Il est nommé  "Clairon" le 27 septembre 1911 et envoyé dans la disponibilité l'année suivante. 

Bien que soutien de famille en 1914, il est rappelé à l'activité militaire le 1er Août et arrive au corps le 3. 

Il est blessé une première fois, le 13 juillet 1915, à la côte 263 par des éclats d'obus à l'épaule droite. 

Citation à l'ordre de la division le 23 juillet 1915. 

Il décédé le 26 mai 1917 à l'hôpital militaire du Val de Grace à Paris, des suites de blessures reçues à l'ennemi. 

Mort pour la France. Il avait 27 ans. 

RENAULT Théodore

Théodore est né à  Pouillé le  Mardi 11 Janvier 1876.

Il est le fils de Silvain Renault et de Marie Louise née Garnier.

Il est blond aux yeux gris,  1,65 m. Il a préféré les champs à l'école. Il est cultivateur.

De la classe 1896, il est incorporé au 31e RI le 13 novembre 1897. 

Il est dispensé car son frère est au service.

Avec son épouse Beauvais Marie, ils habitent à Monthou.

Il est rappelé lors de la mobilisation générale, rejoint son corps, le 39e RI le 2 août 1914 et part en campagne le 3 Août.

Il est tué le 4 aout 1917 à 14 h aux combats de Vého en Meurthe et Moselle.

Ce jour là…,

« Le 4 août, à 1 heure précise, après une nuit très calme, l'ennemi déclenche soudain un violent bombardement par «minen » et obus de tous calibres (77, 88, 105 et 150) sur tout le front.

Peu après, entre 1 h. 15 et 1 h. 30, une attaque d'infanterie ennemie se développe sur le front Cuisiniers-Poncheville.
Dans le quartier Sapinières-Vého ouest, le bombardement intense déclenché à 1 heure, frappe surtout les P.R. Gimel, Cuisiniers, Poiriers, Sapinières-Station, les P.C. des Quatre-Chemins et des Deux-Noyers, les principaux boyaux d'accès (Cuisiniers, Poiriers), la route Vého-Quatre-Chemins.
Le P.R. Remabois était défendu par un peloton de la 9e compagnie du 39e R.I.T. et une demi-section de la 10e compagnie du même régiment, sous les ordres immédiats du commandant de la 9e compagnie.
Les pertes son sévères. »

Mort pour la France. Il avait 41 ans.

Sepulture : Il est inhumé au cimetière militaire de Vého, plaque de plomb n°1.

LAMI Wilfrid

Wilfrid est né le Jeudi 17 Avril 1879.

Son père Joseph, vigneron, 26 ans et sa mère Marie Désirée née Minier 19 ans, habitent Terre Neuve.

Il est incorporé au 79e RI le 14 novembre 1900 (classe 1899), envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1901. Il est « dispensé » car il est l’ainé de 7 enfants.

Il passe dans la réserve de l’armée active le 1er novembre 1903.

Cheveux châtains, yeux gris, 1,67m, Wilfrid est allé à l’école. Il sait lire, écrire et compter. C’est un vigneron.

Il est mobilisé en 14, on le retrouve sur le front, au 272e RI, il est caporal.

C'est un soldat courageux. 

2 Citations :

« Soldat ayant toujours donné satisfaction à ses chefs, à été blessé à son poste de guetteur à la tranchée des Hures le 7 septembre..du 22 mai 1917, à l’ordre du 272e RI « A vaillamment contribué à la défense d’un barrage attaqué. »

Il est tué le 24 Août 1917 à la côte 304  au Nord-Ouest de Verdun.

Ce jour là…,

Dans la nuit du 23 au 24 Août, le Régiment avait pris position à la "côte 304".

L’objectif est de prendre la "côte 304" et diverses tranchées et constructions ennemies. L’objectif est atteint, mais le prix payé est élevé. 

Les pertes s’élèvent à : tués et disparus 128 dont 5 officiers, blessés 335 dont 6  officiers, soit au total 463 hommes hors de combat.

Mort pour la France. Il avait 38 ans.

Croix de guerre avec étoile de bronze. 

SCHONI Marcel

Marcel est né le Dimanche 19 avril 1896 à 5 h du matin. 

Son père, Georges, vigneron de 35 ans et sa mère Marceline POPINEAU, 33 ans, habitent la Varenne, à Monthou. 

Marcel, cheveux châtains, yeux gris, 1,64 m, sait lire, écrire et compter. Il est cultivateur et vigneron. 

De la classe 1916, il est incorporé le 12 Avril 1915 au 89e RI, passe au 46 RI, et enfin passe le 26 août 1916, au 58e RI (10e Cie). 

Il est tué à l'ennemi le 2 septembre 1917 aux combats de Bratindol au Nord-Ouest de Monastir en Serbie

Ce jour là…,

Un coup de main est décidé sur la tranchée Kiel. Il a été préparé depuis la veille 6 heures du matin par un tir d'artillerie de destruction et de neutralisation.

4 h 45, attaque de l'infanterie française, précédée  par tir dense de couverture dès     4 h 40. 

" les troupes partirent avec un ensemble admirable .....sous un tir de barrage ennemi. La résistance de l'infanterie fut facilement brisée et les positions prescrites furent occupées."

L'ennemi riposte en bombardant les positions occupées. 

8 h 45 les positions furent évacuées.

" Tous les blessés furent ramenés, ainsi que les corps retrouvés". 

Pertes : 28 morts ou disparus, 65 blessés évacués dont 2 officiers,  nombreux blessés légers..

Mort pour la France. Il avait 21 ans. 

MARCADET Arthur

Arthur est né le Samedi 14 Mars 1885. 

Son père Valentin et sa mère Marie Danger, habitent Monthou sur Cher. 

Arthur, cheveux châtains, yeux gris, 1,52 m, est allé à l'école. Il sait lire, écrire, compter. Il est vigneron. 

Il est incorporé au 113e RI le 8 Octobre 1906 (Classe 1905). Il est réformé temporairement par la commission de réforme de Blois car il souffre d'otite chronique. Il est rappelé à l'activité militaire et incorpore au 113e RI le 28 septembre 1908, envoyé dans la disponibilité le 2 septembre 1909. 

Mobilisé en Août 1914, il arrive au 368e le 3 Août 1914. 

Il est évacué le 14 mai 1916, et le 8 juin 1917.

Les autorité médicales militaires le propose pour la réforme car il souffre  de péritonite tuberculeuse. 

Il décède à Monthou le Samedi 15 septembre 1917. 

Cité à l'ordre du 368e RI le 23 février 1916 : "agent de liaison pendant les journées des 11,12,13 février, s'est toujours acquitté courageusement et consciencieusement des missions qui lui étaient confiées malgré le violent bombardement de l'artillerie ennemies a transmis les ordres avec un réel mépris du  danger". 

Croix de guerre avec étoile. 

Il décède à Monthou le Samedi 15 septembre 1917. 

Cité à l'ordre du 368e RI le 23 février 1916 : "agent de liaison pendant les journées des 11,12,13 février, s'est toujours acquitté courageusement et consciencieusement des missions qui lui étaient confiées malgré le violent bombardement de l'artillerie ennemies a transmis les ordres avec un réel mépris du  danger". 

Croix de guerre avec étoile. 

Mort pour la France

Il avait  32 ans.

MAIRE Charles

Charles est né le Mercredi 11 Mars 1896 dans le 8eme arrondissement de Paris.

Son père, Paul, âgé de 38 ans est un employé, et sa mère Charlotte née Gaillard, âgée de 29 ans exerce le métier de  blanchisseuse.

Charles est élevé à Monthou sur Cher.

Nous n’avons pas de renseignement quant au parcours militaire de Charles. Il dépend du 6eme bureau de recrutement militaire de la Seine.

En 1917, il est soldat au 205e RI, 15eme compagnie

Charles est tué le 23 octobre 1917 à l’éperon de Beaune dans l’Aisne.

Ce jour là…,

Déjà, dans la nuit du 21 au 22 octobre , une patrouille de la 15eme Cie avait été envoyée pour vérifier l’état des brèches faites par l’artillerie dans les réseaux de barbelés de l’ennemi.

Une nouvelle patrouille est envoyée, dans la nuit du 22 au 23 octobre, faire la même vérification.

Cette nuit là, il y eut 4 blessés dont deux gazés et 2 tués dont Charles.

Et le lendemain, dans la nuit du 24 au 25 octobre, même opération…….

Même décompte………

Mort pour la France. Il avait 21 ans.

1918

SAUVESTRE Marceau

Marceau est né le Dimanche 11 Juin 1898, fils de Charles, Alfred, 33 ans Cantonnier, et de Désirée, Augustine, Reuillon son épouse, 27 ans couturière. 

Ils habitent les Planches à Monthou sur Cher.

Marceau est allé à l'école, il sait lire, écrie et compter. Cheveux châtains, yeux marrons, 1,62 m il exerce l’activité de cultivateur-maraîcher.

Il est incorporé le 3 mai 1917 à 19 ans (Classe 1918). Il arrive au 146e RI le 4 mai 1917, passe ensuite au 143e et enfin au 49e RI le 21 février 1918.

Il est tué à l’ennemi le 25 septembre 1918 à l’Allemant dans l’Aisne.

Ce jour là…,

Le 49ème RI avait relevé la Légion Etrangère à Allemant, le 16 septembre 1918. 

Jusqu'au 25 septembre, l’activité fut importante et les tirs d’artilleries violents de part et d’autre.

Le 25 septembre les allemands procèdent à une préparation intense d’artillerie concentrée sur les mitrailleuses françaises, pour une contre attaque qui fut violente. « Le 1er et 3ème Bataillons ont fait preuve de solidité et d’ardeur sous un bombardement intense, contre attaquant sans relâche malgré les difficultés provenant d’une organisation ébauchée seulement et d’un ravitaillement précaire.»

Bilan : 45 tués, 31 disparus, 96 blessés.

Citation à l’ordre de la Brigade n° 24 du 2 Juillet 1918.

« Fusilier mitrailleur d’un allant remarquable. S’est installé sur le parapet de la tranchée pour mieux contre battre les mitrailleurs ennemies. A, par son tir, permis à ses camarades grenadiers de progresser et de capturer des prisonniers. A arrêté durant les journées du 9 au 2 juin 1918 un ennemi résolu  et nombreux qui attaquait sans cesse »

Croix de Guerre, étoile de bronze.

Mort pour la France. Il avait 20 ans.

Sépulture : Cimetière de Monthou


TURMEL Pierre

Pierre est né le 25 Février 1896 à Paris.

C’est un enfant assisté du département de la Seine. Son dernier domicile est à Monthou.

Les cheveux châtains, les yeux gris, 1,65 m, il exerce le métier de vigneron avec sa famille. La famille Schoni. Il est, en effet, le fils adoptif de Mr et Mme Schoni. 

Marcel Schoni et Pierre Turmel sont nés la même année. 

Il sont « de la classe », 1916, incorporés le même jour, le 12 avril 1915.

Pierre fera plusieurs régiments, le 46e RI, puis le 58e, avec Marcel,  le 25 août 1916.

Ensemble, à la ferme, ensemble au 58e. C’était leur souhait.

Ils livreront les mêmes combats avec l'Armée d'Orient. 

Le 5 mars 1918, 

Ce jour là,

Un coup de main est organisé sur Hambourg (nom d'une tranchée tenue par des Bulgares) par un détachement du 58 e RI. Des prisonniers sont ramenés dans les lignes françaises.

Avec 3 autres soldats, Pierre est blessé par des éclats d’obus qui occasionnent des plaies pénétrantes au coude, à la cuisse avec fracture du fémur. 

Il est évacué le même jour et décède de gangrène gazeuse à Holeven, (ambulance mobile 122), en Serbie le 14 Mars 1918.

Citation à l’ordre de la Divison n° 158

"Soldat très courageux et plein d'entrain. Le 5 mars 1918, pour la seconde fois, volontaire pour un coup de main, s'est bravement porté sur l'objectif fixé et à été grièvement blessé par balle le 5 Mars 1918 à Margarevo."

 Croix de guerre avec étoile d’argent.

Mort pour la France. Il avait 22 ans. 

SCHONI Marcel, son frère d’adoption.

né le : 18 avril 1896

mort le : 3 septembre 1917

Mort pour la France.


CAPLAT Jacques

Jacques est né à Blois, au 16 route basse de Paris, chez son Grand - Père, Mr Robin, le Mardi 8 Mars 1892.

Son père, Eugène, 27 ans est propriétaire. Il est domicilié à Monthou sur Cher. Sa mère, Jeanne née Robin,âgée de 21 ans, elle est sans profession. 

Nous ne disposons pas de renseignements sur le parcours militaire de Jacques. Il dépend de 1er Bureau de recrutement militaire de la Seine.

En 1918, il est caporal au 415e Régiment d’infanterie. Ce régiment a été crée en 1915 à Marseille. Au paravant Jacques, était au 158e. Le 158e RI connut  des « actes d’indisciplines collectives ». En fait, les poilus excédés par l’horreur de la guerre, le refus des permissions et le comportement des officiers, refusent de monter en première ligne et manifestent drapeau rouge en tête, aux cris de « A bas la guerre, Vive la Paix ».

Les Jmo du 415e RI, de la 155eme Div, de la 310eme BI, pour la période qui concerne le décès de Jacques ne sont pas parvenus jusqu’a nous.

Jacques est tué le 29 Mars à Moreuil dans la Somme.

Ce jour là…,

L’offensive lancée le 21 Mars, par les allemands sous la conduite de Ludendorff, s’essouffle.

L’objectif de cette offensive, dite « la bataille de l’Empereur », car il assistait aux combats qui devaient consacrer la victoire allemande, avait pour objectif de rompre le front franco-britannique et d’atteindre Amiens.

Cette offensive fut terrible.

Les troupes françaises et britanniques, après avoir reculé se « cramponnent aux terrain » comme leur demandera Foch.

Le Général Pershing, malgré l’impréparation des soldats US, demande à participer aux combats. Les troupes US seront engagées.

Devant Moreuil, le 29 mars l’offensive allemande s’essouffle. 

Jacques est tué.

L’offensive s’achève le 31 mars.

Les pertes des deux cotés sont énormes.

3 DI françaises ont perdu entre 40 et 75% de leurs effectifs.

Mort pour la France. Il avait 26 ans

BARATEAU Camille

Camille et né le 20 juillet 1897 à Pontlevoy. Fils de Barateau Narcisse et de Léon Charlotte Eugénie son épouse,.

Camille était cultivateur et domicilié à Monthou sur Cher.

Cheveux châtains, yeux marrons il était très grand, 1,97 m. Il sait lire, écrire, compter.

Il est incorporé et arrive le même jour, le 11 janvier 1916 au 146ème RI.

Il n’a que 19 ans.

Il passe au 143ème, puis au 138e RI le 24 Mars 1917.

Il décédé le 21 Juin 1918,  à l’hôpital mixte de Blois, des suites de maladies contractées en service commandé.

Mort pour la France. Il avait 20 ans.

GIRAULT Médèric

Médèric est né le Lundi 25 Janvier 1892.

Son père, un vigneron de 28 ans, et sa mère, 26 ans, habitent Ferrand à Monthou.
Médèric, cheveux châtains, yeux bleus, 1,63 m a fréquenté l’école de Monthou. Il sait lire, écrire et compter.

Il exerce le métier de peintre en bâtiment.

Médèric est incorporé le 9 octobre 1913 (classe 1912) au 79e RI

Il est concerné par les effets de la loi des 3 ans. Il fait quasiment toute la guerre au 79e jusqu’à ce 19 juillet 1918.

Ce jour là…, 

Il sera horriblement blessé, par un éclat d’obus en pleine face gauche qui lui éclate la région orbitaire.

Les Journaux de Marches et de Manoeuvres du 79e RI sont incomplets. Nous ne disposons pas d’informations quant a la participation du 79e RI dans les combats de cette journée, et notamment sur ceux du Bois Vrigny, qui constituent un tournant majeur dans la 2e Bataille de la Marne…..ainsi que pour Médèric.

Il décède le 5 août 1918, des suites de ses blessures à l’hôpital Desguenettes à Lyon.

Citation à l’ordre du Régiment

pour sa belle conduite pendant les combats du 5 Mai 1917.

Mort pour la France.Il avait 26 ans.

Sépulture : Cimetière de Monthou

HUGUET Roger

Roger est né le Vendredi 7Juillet 1893 à la Piffaudiere à Monthou sur Cher. 

Il est jumeau, né le premier du couple Huguet Joseph, vigneron 33 ans, et Augustine Lepain, 30 ans.

La famille Huguet compte 10 enfants. 

Roger est ajourné pour faiblesse en 1913 par le Conseil de Révision. 

Incorporé  au 113e en Septembre 1914, il est  réforme pour " débilité mentale " le 24 juillet 1915 par le Conseil de Révision d'Indre et Loire.

Roger est mobilisé en septembre 1915. 

Incorporé au 95e RI, le 9 septembre 1915. 

Roger est "gazé" le 8 Août 1918 à Sapicourt dans la Marne. 

Ce jour là…,

De 1h 30 à 2 h50 le bombardement toxique est ralenti. La nuit précédente, l'ennemi avait  tiré un obus toxique à la minute sur le village de Sapicourt de 22 h 15 à 1 h 30.

La matinée du 8 Août fut calme, l'après midi connut des bombardements intermittents .

Entre 16 et 18 h, 300 obus sont tombés sur Sapicourt et 200 sur les alentours. 

Un dépôt Français de munitions saute vers 19 h 30. 

Les pertes ce jour la, s'élèvent à 2 tués, 22 blessés, 18 intoxiques, 6 évacués malades..

Et le lendemain ça recommence. 

Roger meurt le 11 Aout 1918 à l hôpital de campagne n° 30..

La famille Huguet a perdu  3 fils.  

Mort pour la France. Il avait 25 ans

Sépulture : Cimetière de Monthou.

HUGUET Joseph, son frère

Né le : 26 août 1890

Mort le  : 22 août 1914.

Mort pour la France

HUGUET Lucien, son frère.

Né le 6 Décembre 1884

Mort le : 15 Juillet 1915

Mort pour la France

 

 

LUCAS Gabriel

 

Gabriel est né le Vendredi 26 novembre 1886, à Monthou.

Son père, Léopold, 39 ans est charpentier, sa mère Désirée née Ouvray, 24 ans est lingère.

Le 6 mai 1914, il épouse Lucie Gesclin à Selles sur Cher. Le couple habite Monthou.  

 

 Nous n’avons pas d’informations quant au parcours militaire de Gabriel.

 

Il est décède le 17 Août 1918, des suites de blessures de guerre, à l’ambulance 1/85 SP 26 à Dompière dans l’Oise.

 

 

Mort pour la France 

Il avait 32 ans.

 

 

Sépulture : Cimetière de Monthou

CHARTIER François

François est né le 26 Octobre 1888 à Vouzailles dans la Vienne.

Il était le fils de Aimé Chartier et de Philomène Gargot. 

Il réside à Monthou et exerce le métier de Champignonniste.

Cheveux et Yeux noirs, 1,66 m . Il sait lire, écrire et compter. Il est aussi musicien.

Incorporé au 82e RI, le 6 Octobre 1909, (Classe 1908), il est confirmé « soldat musicien » le 25 septembre 1910. 

Passe dans la disponibilité le 24 septembre 1911.

Mobilisé le 1er Aout 1914, il arrive au 79e RI, le 3 Aout 1914.

Comme nombre de soldats musiciens, il est brancardier. 

Passe au 1er Bataillon de Chasseurs à pied en 1915, puis au 2e Bataillon de Chasseurs à pieds, le 27 Janvier 1915.

Il sera mortellement blessé à son poste le 18 septembre 1918.

Il décède le 18 septembre 1918, à 15 h à  Epinay - Champlatreux (ambulance 15/21).

3 Citations à l’ordre du 2e Bataillon :

10 Mars 1916 : « Brancardier assure son service au Bataillon depuis le début de la campagne avec un courage et un sang froid dignes d’éloges. A fait preuve pendant la période du 21 février au 4 mars 1916 d’un mépris absolu de la mort et du plus beau dévouement ».

11 Décembre 1916 : « Brancardier très courageux, à fait preuve en maintes circonstances d’un mépris absolu du danger en allant relever des blessés sous un violent bombardement.»

4 Octobre 1918 : « Brancardier depuis le début de la campagne, a toujours fait preuve du plus beau courage et d’un fraternel dévouement envers des camarades blessés. Frappé mortellement à son poste de combat. »


Mort pour la France. Il avait 30 ans.

François, repose dans le cimetière de Monthou.

MOREAU Michel

Michel est né le 6 Février 1879 à Choussy.

Il est le fils de Michel et de Chantal Joséphine Lerat.

La famille est domiciliée à Monthou sur Cher. 

Michel (fils) est journalier. 

Cheveux et yeux noirs, 1,60, il est allé à l'école. Il sait lire, écrire, compter.

le Conseil de Révision l'ajourne en 1900 (Classe 1899) et en 1901 pour "faiblesse". 

En 1902, il est versé dans le "service auxiliaire".  Il passe dans la réserve en 1903.

Mobilise en 1914 il est « pris bon pour le service armé » par la Commission de Réforme de Blois, le 10 décembre 1914.

Il "passera" dans plusieurs régiments, pas moins de 3, le 39e, le 276e, le 46e, avant d'arriver au 206e RI le 7 septembre 1918, (21ème Compagnie du 6eme Bataillon).

Le 28 Septembre 1918, il est blessé. Tout le mois de septembre à été occupé à lancer des attaques pour « prendre » des tranchées ennemies. 

Ce jour là…, 

il y eu 5 tués, 1 disparu, et 27  blessés dont Michel. 

Mais sa compagnie, la 21e et la 23e  occupent la tranchée Baden-Baden et

la 21ème Cie est allée jusqu'à la tranchée Von Bulow, qui a même été dépassée par une reconnaissance. L'objectif indiqué, (tranchée des Bulgares) a été atteint et la Cie a fait 10 prisonniers, mais à été refoulée par des tirs de mitrailleuses et de grenades venant de la tranchée de Brunswik sur Baden Baden…(les combats se déroulent dans la Marne).

Michel est évacué le même jour.

le 7 octobre 1918 à 15 heures, il décède des suites de ses blessures, à l'ambulance 13/20 à la Veuve dans la Marne. 

Mort pour la France. Il avait 39 ans. 

Michel repose dans le cimetière de Monthou

MARCADET Ferdinand

Il est né le Mercredi 16 Février 1887, fils de François Adrien, 27 ans Vigneron et de Louise, Marie Huguet, 20 ans, lingère.

Ils habitent les Daubronnières.

Ferdinand, blond aux yeux bleus, 1,57m, est allé à l'école. Il sait lire, écrire,compter. 

Le 3 mars 1907, il se marie avec Clémentine  Dubreuil, à St Romain.

Il est cultivateur.

Exempté au moment de l’appel de sa classe, il a une hernie, il est rappelé le 11 décembre 1914, et affecté dans les services auxiliaires du 30e Régiment d’Artillerie  Lourde.

Ferdinand sera déclaré « Bon pour le Service armé" le 18 avril 1915, passe ensuite au 81ème Régiment d’artillerie Lourde, et enfin au 87e R.A.L. le 2 mars 1917.

Ferdinad décède le 14 novembre 1918,  des suites de maladies contractées au service armé, à l’ambulance 203 à Bouzy.

Mort pour la France. Il avait 37 ans.

Ferdinand repose dans le cimetière de Monthou

1919

CHARRAULT Abel

Abel est né le Vendredi 10 Décembre 1895, à Monthou sur Cher.

Son père, Arthur, Delphin, 42 ans, maréchal ferrant, se mère Héloïse Désirée Gandon 33 ans, habitent le Bourg.

Incorporé le 21 décembre 1914 au 155e RI (Classe 1915), il passe dans plusieurs régiments, le 122e le 9 septembre 1915, le 96e le 9 décembre 1915, et enfin, le 113e RI le 26 janvier 1917.

Blessé plusieurs fois.

le 9 mai 1915 par une balle au mollet droit à Neuville Saint Waast, 

le 3 juillet 1916, par un éclat d’obus à la main gauche,

Citation à l’Ordre du 113e,

« Bon soldat, ayant toujours fait son devoir (blessé 2 fois)

Le 23 mars 1918 devant Chauny, il sera fait prisonnier. 

Ce jour là…,

Le régiment a reçu l'ordre de reprendre une portion de terrain abandonnée la veille par les Anglais à l'ouest du canal du Crozat. 

Le régiment attaque, en liaison avec le 131e et la 3ème DIV Britannique.

Le combat dure de 7 h le matin jusqu'au soir 19 h. 

Les pertes sont lourdes, 18 tués, 160 blessés, 600 disparus. 

Abel est fait prisonnier et interné au camps de Quedlinburg

Il décède le 9 décembre 1919, à 13h à l’ambulance de Worms en Allemagne,  des suites de maladie contractée en service.

Croix de guerre avec étoile de bronze

Mort pour la France. Il avait 24 ans


LA FRANCE


Poète honore-la

Souci de la Beauté non souci de la Gloire

Mais la Perfection n’est-ce pas la Victoire


Guillaume APPOLINAIRE


Accueil1914-1918 > sommaire > Monthou-sur-Cher dans la Grande-guerre


<< Sommaire